Melbourne: Une prise d'otage «terroriste» revendiquée par Daesh

AUSTRALIE Un homme s'était retranché dans un appartement-hôtel avec une escort-girl...

M.C. avec AFP

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Des policiers australiens devant l'appartement-hôtel de la banlieue de Melbourne où a eu lieu une prise d'otage revendiquée par Daesh, le 6 juin 2017.
Des policiers australiens devant l'appartement-hôtel de la banlieue de Melbourne où a eu lieu une prise d'otage revendiquée par Daesh, le 6 juin 2017. — AFP

Le preneur d’otage, un homme d’origine somalienne, avait été abattu lundi matin près de Melbourne par les policiers lorsqu’il sortait de l’appartement-hôtel où il était retranché avec une escort-girl. La police australienne a annoncé mardi que cette prise d’otage, revendiquée par Daesh, était traitée comme un « événement terroriste ».

« L’exécutant de l’attaque de Melbourne en Australie est un soldat de l’Etat islamique qui a mené à bien cette opération en réponse aux appels à viser les citoyens des pays membres de la coalition » internationale en Syrie, avait affirmé Amaq, l’agence de propagande du groupe djihadiste. Une revendication intervenue alors que la police antiterroriste australienne affirmait jusqu’alors que l’hypothèse terroriste n’était qu'« une possibilité envisagée dans l’enquête ».

L’agresseur avait été tué par les policiers après que ceux-ci ont répliqué à ses tirs lors de sa sortie de l’appartement-hôtel où il était retranché avec son otage. Si la femme est sortie indemne de la fusillade, trois policiers ont été blessés sans que leurs jours ne soient en danger, a précisé la police. Les policiers étaient intervenus après avoir été informés d’une explosion dans l’appartement.

12 attaques déjouées en Australie ces trois dernières années

L’homme a été identifié comme Yacqub Khayre, 29 ans. C’est lui qui aurait tué l’Australien d’origine chinoise retrouvé mort par les policiers dans les parties communes de l’hôtel, victime d'« une blessure par balle ». Selon la police, le preneur d’otage aurait appelé une station de radio locale pour déclarer : « Ceci est pour l’EI, ceci est pour Al-Qaïda ».

Les autorités australiennes craignaient de nouvelles attaques djihadistes après les quatre attentats, dont le meurtre d’un policier à Sydney par un adolescent de 15 ans, qui ont visé le pays ces dernières années. Selon elles, 12 attaques ont été déjouées et 61 personnes inculpées depuis que le niveau d’alerte a été relevé en septembre 2014.

Une coalition internationale emmenée par Washington et à laquelle appartient l’Australie mène des raids aériens contre le groupe Etat islamique en Irak et Syrie depuis l’été 2014. Lundi, la ministre australienne de la Défense Marise Payne avait dit son inquiétude face aux djihadistes qui rentrent chez eux pour commettre des attentats après s’être aguerris dans les rangs du groupe Etat islamique au Moyen-Orient.