VIDEO. Attentat à Londres: On en sait plus sur les assaillants

TERRORISME Deux des trois complices ont été indentifiés par la police britannique...

20 Minutes avec AFP
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La police mène l'enquête dans un quartier de l'est londonien, le 5 juin 2017.
La police mène l'enquête dans un quartier de l'est londonien, le 5 juin 2017. — Daniel LEAL-OLIVAS / AFP

Deux des trois auteurs de l’attentat qui a fait sept morts au cœur de Londres samedi soir ont été identifiés. La police britannique a révélé leur nom ce lundi et a diffusé leur photo.

Khuram Shazad Butt, 27 ans, et Rachid Redouane, 30 ans, ont participé avec un troisième complice encore en cours d’identification à l’attaque, d’après le commandant de l’unité antiterroriste Mark Rowley. Khuram Butt était connu des services de police et de renseignement, qui n’avaient toutefois pas d’éléments laissant penser qu’il préparait un attentat.


Rachid Redouane, quant à lui, n’était pas connu des services. Tous deux sont originaires du quartier populaire de Barking, dans l’est de Londres, selon le communiqué. Samedi soir, trois assaillants ont percuté des piétons à bord d’une camionnette Renault blanche en fonçant dans la foule sur le London Bridge, avant d’abandonner leur véhicule et d’attaquer les passants à l’aide de couteaux dans le quartier voisin de Borough Market. L’attentat a été revendiqué par le groupe Etat Islamique. Parmi les sept morts figurent plusieurs étrangers, dont un Français et une Canadienne, et 36 blessés étaient toujours hospitalisés lundi soir, dont 18 dans un état critique.

Un quartier « tranquille et calme »

Lundi soir, les dix personnes encore détenues dans le cadre de l’enquête ont été relâchées. Ces quatre hommes et ces six femmes avaient été arrêtés dimanche à Barking, d’où étaient originaires Khuram Shazad Butt et Rachid Redouane. Deux autres personnes avaient déjà été libérées sans encourir de poursuites.


Dans ce quartier multiethnique, les habitants tentaient de comprendre comment des terroristes pouvaient se trouver parmi leurs voisins. « Ça fait très peur », a témoigné Sonam Chamdal, 21 ans, effrayée par les opérations de police effectuées « bien près de chez (elle) ». Le quartier, « tranquille et calme », disent les habitants interrogés, compte une forte communauté pakistanaise.

Mark Rowley a rappelé que 500 enquêtes antiterroristes concernant 3.000 personnes restaient « actives » au Royaume-Uni, et que cinq attentats avaient été déjoués depuis l’attaque perpétrée à Westminster le 22 mars, qui avait fait cinq morts. Un autre attentat, dans lequel 22 personnes avaient péri, avait visé Manchester le 22 mai.