VIDÉO. Attentat de Londres: Ce qu'il faut retenir du discours de Theresa May

GRANDE-BRETAGNE La Première ministre britannique a fait plusieurs annonces au lendemain de l’attaque terroriste qui a eu lieu sur le London Bridge et qui a causé la mort de 7 personnes…

Helene Sergent

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Theresa May, devant le 10 Downing Street à Londres, le 4 juin 2017.
Theresa May, devant le 10 Downing Street à Londres, le 4 juin 2017. — JUSTIN TALLIS / AFP
  • Un véhicule a foncé sur des passants sur le London Bridge samedi soir.
  • Ses occupants sont ensuite descendus et ont poignardé plusieurs personnes.
  • Le bilan actuel est de 7 morts et 48 blessés, dont quatre Français.

Idéologie, sécurité, coopération. Au lendemain de l’attaque à la voiture bélier et au couteau qui a causé la mort de 7 personnes et blessé 48 autres, la Première ministre anglaise a tenu un discours offensif. La cheffe du gouvernement britannique l’a rappelé, il s’agit de la troisième attaque terroriste en moins de trois mois survenue outre-Manche.

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Une violence nouvelle qui vient frapper le pays, plus de dix ans après les attentats à la bombe meurtriers de Londres qui avaient fait 56 morts et 700 blessés. Cette menace, qui a touché de nombreux pays européens depuis 2015 ( Paris, Berlin, Bruxelles), doit être combattue a insisté Theresa May dans son discours du 4 juin.

Elections maintenues et attentats déjoués 

Theresa May a confirmé le calendrier politique, la campagne pour les élections législatives reprendra lundi 5 juin et le scrutin reste maintenu jeudi 8 juin. L’organisation et le déroulé des élections étaient l’une des principales interrogations suscitées par l’attaque du London Bridge. Derrière la décision du maintien du vote, Mme May a insisté sur les « valeurs » britanniques et sur la nécessité de « continuer à vivre nos vies ».

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La patronne du parti conservateur a également salué le travail des services de renseignement qui auraient « réussi à déjouer cinq projets d’attentat depuis l’attaque de Westminster » survenue en mars dernier, toujours à Londres.

« Nous avons une stratégie antiterroriste qui s’est révélée gagnante, efficace. Mais les terroristes deviennent de plus en plus difficiles à trouver. Nous devons nous assurer que les services de police et de sécurité aient tous les pouvoirs pour agir (…) Depuis l’apparition de cette menace terroriste, notre pays a fait des progrès pour déjouer leurs plans et pour protéger la population », a-t-elle également déclaré.

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Une « nouvelle tendance » et l’accent sur la cybersécurité

Sans faire d’annonce de projet de loi précis, la Première ministre a insisté longuement sur la nécessité d’accentuer l’arsenal de lutte contre le terrorisme sur Internet : « Les choses doivent changer. Alors que ces attaques ne sont pas connectées les unes aux autres, elles sont liées par une idéologie maléfique, islamiste, qui recherche la division et prône l’intolérance (…) Elle ne sera pas vaincue en maintenant des policiers sur le terrain en permanence (…) On ne doit pas laisser croître cette idéologie sur Internet, nous devons travailler pour obtenir une régulation du cyberterrorisme. »

Elle a également qualifié les récentes attaques de « nouvelles tendances », en soulignant l’effet de « mimétisme » entre les assaillants radicalisés. Les similitudes entre l’attaque de Westminster (voiture bélier + attaque au couteau) et celle de samedi soir sont en effet nombreuses. Enfin, elle a précisé que le pays devait mener « des actions militaires en Irak et en Syrie ».

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