Turquie: Macron demande à Erdogan le retour du photographe Mathias Depardon «le plus vite possible»

DIPLOMATIE Au cours d’un entretien téléphonique samedi après-midi entre les deux chefs d’Etat, ceux-ci «ont convenu qu’il fallait intensifier les échanges»…

20 Minutes avec AFP

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Emmanuel Macron lors de son arrivée au sommet de l'Otan, à Bruxelles, le 25 mai 2017.
Emmanuel Macron lors de son arrivée au sommet de l'Otan, à Bruxelles, le 25 mai 2017. — Emmanuel DUNAND / AFP

Le président Emmanuel Macron a demandé samedi à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan le retour en France « le plus vite possible » du photojournaliste français Mathias Depardon détenu en Turquie, a affirmé l’Elysée.

Au cours d’un entretien téléphonique samedi après-midi entre les deux chefs d’Etat, ceux-ci « ont convenu qu’il fallait intensifier les échanges et (Emmanuel Macron) a réexprimé sa demande de voir rentrer le plus vite possible Mathias Depardon » en France.

Le Quai d’Orsay « travaille activement » à sa libération

« Le président de la République a fait à nouveau part de sa préoccupation à Erdogan concernant la situation du photographe français » détenu depuis le 8 mai en Turquie, a ajouté l’Elysée.

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Vendredi, le ministère des Affaires étrangères avait déclaré « travailler activement » à la libération de Mathias Depardon. Des représentants de l’ambassade de France en Turquie devaient rendre visite ce vendredi au photographe, détenu au centre de rétention de Gaziantep.

La situation du photographe avait également été évoquée lors d’un entretien le 25 mai à Bruxelles entre les présidents Macron et Erdogan. Ce dernier avait promis d'« examiner rapidement la situation ».

Arrêté le 8 mai dans le sud-est de la Turquie

Installé en Turquie depuis cinq ans, Mathias Depardon, journaliste indépendant de 36 ans, a été arrêté le 8 mai à Hasankeyf, dans la province de Batman (sud-est), où il réalisait un reportage pour le magazine National Geographic.

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Il a rapidement été transféré dans un centre d’accueil géré par la Direction des affaires migratoires à Gaziantep (sud-est), où il est retenu depuis, malgré une décision d’expulsion émise le 11 mai. Il a observé une grève de la faim du 21 au 27 mai pour protester contre sa détention, selon Reporters sans Frontières.