Irak: Les forces françaises traqueraient des djihadistes français à Mossoul

DAESH Une quarantaine de forces spéciales françaises auraient été déployées dans cette grande ville du nord de l’Irak pour localiser et éliminer des terroristes français…

C. Ape.

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Un véhicule de contre-terrorisme irakien dans les rues de Mossoul en janvier 2017
Un véhicule de contre-terrorisme irakien dans les rues de Mossoul en janvier 2017 — DIMITAR DILKOFF / AFP

L’objectif serait d’éviter le retour en France de djihadistes français combattant actuellement à Mossoul en Irak. Le Wall Street Journal affirme que des forces françaises aident leurs homologues irakiennes à localiser et supprimer des ressortissants français de l’organisation de l’État islamique.

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Ainsi, une quarantaine de forces spéciales françaises auraient été déployées dans cette grande ville du nord de l’Irak pour localiser des terroristes français à l’aide de drones de surveillance et de dispositifs d’interception radio. « Ils s’occupent [des djihadistes français] ici, parce qu’ils ne veulent pas s’en occuper à la maison », a expliqué au Wall Street Journal un haut responsable irakien du contre-terrorisme, impliqué dans ces opérations coordonnées.

Un nombre inconnu de djihadistes tués

Le journal poursuit en expliquant que la France aurait soumis à Bagdad une trentaine de noms de ces ressortissants français. D’après le média américain, citant des militaires irakiens, ces renseignements de localisation ont permis aux forces irakiennes de tuer un nombre inconnu de djihadistes français.

Du côté du porte-parole du ministre de la Défense, on se refuse à commenter l’opération. On préfère évoquer « l’étroite coopération » avec les autres membres de coalition internationale intervenant en Irak, mais sans distinguer « l’origine nationale » des djihadistes.

Mossoul aux mains de Daesh depuis 2014

Appuyées par la coalition internationale, les forces irakiennes mènent depuis mi-octobre l’offensive pour reconquérir Mossoul, tombée en juin 2014 aux mains de l’EI et où son chef Abou Bakr al-Baghdadi a fait sa seule apparition publique en juillet de la même année.

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Après la reprise fin janvier de l’est de la ville, elles se sont lancées en février à l’assaut de la partie occidentale, reprise à près de 90 % selon le commandement irakien.

En sept mois, 760.000 civils ont quitté leur domicile à Mossoul, dont environ 150.000 sont déjà retournés chez eux, selon la coordinatrice humanitaire de l’ONU pour l’Irak, Lise Grande.

La perte de Mossoul constituerait un revers majeur pour l’EI mais ne mettrait pas fin pour autant à la guerre contre l’organisation extrémiste qui contrôle encore des territoires dans trois provinces d’Irak.