L’Australie veut annuler les passeports des pédophiles condamnés

JUSTICE Plusieurs affaires de pédophilie à l’étranger ont récemment défrayé la chronique en Australie…

20 Minutes avec AFP

— 

Sydney, le 15 mars 2016.
Sydney, le 15 mars 2016. — Chameleons Eye/Shutters/SIPA

C’est une mesure qui a pour but d'empêcher les pédophiles de quitter le pays et de sévir à l’étranger. L’Australie a annoncé ce mardi son intention d’annuler les passeports de ses ressortissants condamnés pour pédophilie.

Cette mesure doit être présentée prochainement au Parlement.

L’Australie secouée par des affaires de pédophilie à l’étranger

« La nouvelle loi interdira aux pédophiles condamnés de quitter l’Australie ou d’avoir un passeport australien », a déclaré la ministre australienne des Affaires étrangères, Julie Bishop.

« Rien que l’an dernier, près de 800 pédophiles enregistrés ont voyagé en dehors d’Australie », a-t-elle dit.

>> A lire aussi : Un pédophile australien présumé qui se faisait passer pour Justin Bieber inculpé

La plupart d'entre eux, qui se sont souvent rendus dans des pays asiatiques, ont enfreint l’obligation qui leur est faite de signaler ces voyages à la police, a-t-elle ajouté, précisant que la moitié présentait un risque de récidive.

Plusieurs affaires de pédophilie à l’étranger ont récemment défrayé la chronique en Australie, comme celle de la condamnation en octobre à Bali à 15 ans de prison de Robert Andrew Fiddes Ellis, 70 ans, pour des agressions sexuelles contre 11 fillettes et adolescentes.

Une mesure inédite

« Aucun pays n’a pris de mesures aussi fortes pour empêcher ses ressortissants de partir à l’étranger. C’est une première mondiale », a dit le ministre australien de la Justice, Michael Keenan.

>> A lire aussi : 7% des prêtres australiens seraient des pédophiles présumés

Il a estimé que cette mesure entraînerait la saisie de 20.000 passeports appartenant à des personnes ayant purgé leur peine mais continuant d’être suivis par les services judiciaires.

Le sénateur Derryn Hinch, une des figures de proue du combat contre la pédophilie, s’est dit ravi de la mesure. « Certains soulèvent la question des droits civiques (des personnes privées de passeport) ? », a-t-il demandé. « Et bien de mon point de vue, si vous violez un enfant, vous perdez certains de vos droits civiques ».