Pour John McCain, Vladimir Poutine est une menace plus grande que Daesh

DIPLOMATIE « La première et la plus importante des menaces »…

20 Minutes avec AFP

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Le sénateur américain John Mccain
Le sénateur américain John Mccain — TASOS KATOPODIS / AFP

Vladimir Poutine appréciera sans doute assez peu la comparaison. Le président russe représente une menace plus grande pour la sécurité mondiale que l’organisation de l’Etat islamique (EI), a estimé le sénateur républicain américain John McCain.

L’ancien candidat à la présidentielle américaine de 2008, actuellement en visite en Australie, a estimé que les ingérences présumées de Moscou dans des élections étrangères constituaient un danger pour la démocratie.

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« La première et la plus importante des menaces »

« Je crois qu’il [Poutine] est la première et la plus importante des menaces, devant l’EI », a-t-il dit lundi soir à l’Australian Broadcasting Corporation.

« Je pense que l’EI peut faire des choses terribles […] mais ce sont les Russes qui essaient, qui ont essayé, de détruire les fondements mêmes de la démocratie, et notamment de changer le résultat d’une élection américaine », a ajouté le sénateur.

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« Je n’ai aucune preuve qu’ils aient réussi, mais ils ont essayé et ils essaient encore. Ils viennent juste d’essayer d’influencer le résultat de l’élection française. »

« Donc je considère Vladimir Poutine, qui a démembré l’Ukraine, une nation souveraine, qui met la pression sur la Baltique, je considère les Russes comme le plus grand défi auquel nous sommes confrontés. »

La Maison Blance secouée par l’affaire russe

McCain, un des détracteurs les plus véhéments de Donald Trump au sein du parti républicain, a tenu ces propos au moment où la Maison Blanche est secouée par des révélations sans fin sur l’affaire russe.

Le gendre et proche conseiller du président, Jared Kushner, 36 ans, est en difficulté après des révélations du Washington Post selon lesquelles il aurait tenté d’établir un canal de communication secret avec la Russie pendant la période de transition entre la victoire électorale de Donald Trump le 8 novembre et sa prise de fonctions le 20 janvier.

Interrogé sur ces révélations, John McCain a répondu : « Ce que je pense, c’est que je n’aime pas ça. Je sais que certains responsables de l’administration disent "et bien c’est une procédure standard". » « Je ne crois pas que ce soit une procédure standard avant l’investiture d’un président des Etats-Unis, de la part de quelqu’un qui n’occupe aucun poste officiel », a-t-il ajouté.