Palestine: Les divorces proscrits pendant le ramadan pour éviter les ruptures impulsives

SOCIETE La privation de nourriture et de cigarettes serait la cause de décisions trop hâtives, à en croire le chef des tribunaux islamiques palestiniens…

20 Minutes avec agences

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Illustration d'une femme qui retire son alliance après son divorce.
Illustration d'une femme qui retire son alliance après son divorce. — SUPERSTOCK/SIPA

Il a assuré se baser sur « l’expérience des années précédentes ». Mahmoud al-Habache, le chef des tribunaux islamiques palestiniens, a ordonné ce dimanche aux juges de ne pas prononcer de divorces durant le mois de jeûne du ramadan, qui a débuté ce samedi.

En cause : la crainte que la privation de nourriture et de cigarettes soit la cause de décisions trop hâtives. En effet, selon Mahmoud al-Habache « certains, parce qu’ils n’ont pas mangé et pas fumé, créent des problèmes » dans leur couple et prennent ensuite « des décisions rapides et non mesurées » durant ce mois sacré pour les musulmans.

Les difficultés économiques ont raison des couples

Pour éviter de tels cas de figure, les demandes de divorce ne seront donc examinées et les décisions prononcées qu’une fois le mois de jeûne terminé. A noter que dans les Territoires palestiniens, seuls les tribunaux religieux sont habilités à prononcer des mariages et des divorces.

D’après la justice, les divorces parmi les Palestiniens sont en hausse, principalement en raison des difficultés économiques dans les Territoires occupés, où pauvreté et chômage sont endémiques.