RD Congo: L'Elysée annonce la libération d'un Français enlevé en mars

DIPLOMATIE L'homme travaillait pour un groupe minier...

20 Minutes avec AFP

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Illustration de soldats des Forces Armées de République démocratique du Congo dans le Kivu.
Illustration de soldats des Forces Armées de République démocratique du Congo dans le Kivu. — KAY JOSEPH/SIPAUSA/SIPA

La présidence de la République a annoncé ce dimanche qu’un otage français capturé début mars en RD Congo a été libéré. L’Elysée « félicite l’ensemble des acteurs qui ont œuvré à sa libération, en particulier les autorités de la République démocratique du Congo pour leur mobilisation et l’efficacité de leur action », précise un communiqué.

Conflit permanent 

Le 1er mars dernier, cinq personnes dont un ressortissant français, avaient été enlevées alors qu’elles se trouvaient sur un site minier exploité par Banro, une entreprise canadienne. L’Est congolais, constellé de groupes armés nationaux et étrangers, est déchiré par plus de vingt ans de conflits armés, alimentés par des différends ethniques et fonciers, la concurrence pour le contrôle des ressources minières de la région et des rivalités entre puissances régionales.

Deux experts de l’ONU, qui avaient aussi été capturés, avaient été tués en mars. En mai, un autre Français avait été enlevé pendant trois jours. La faction des Maï-Maï Raïa-Mutomboki, miliciens d’un groupe local d’autodéfense qui ont détenu le Français, est basée à Walungu, territoire situé à 60 km au Sud-Ouest de Bukavu, capitale du Sud-Kivu. Les Maï-Maï sont des groupes « d’autodéfense » constitués sur une base essentiellement ethnique. Pendant la deuxième guerre du Congo (1998-2003), nombre de ces groupes ont été armés par le pouvoir pour combattre les envahisseurs ougandais ou rwandais. Certains n’ont jamais rendu les armes.