Salman Abedi, le terroriste qui a tué 22 personnes, habitait à Elsmore road, dans la banlieue Sud de Manchester
Salman Abedi, le terroriste qui a tué 22 personnes, habitait à Elsmore road, dans la banlieue Sud de Manchester — Thibaut Chevillard

REPORTAGE

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Les habitants de ce quartier résidentiel du Sud de Manchester sont médusés d'apprendre que le terroriste qui a tué 22 personnes venait d'ici...

De notre envoyé spécial à Manchester (Angleterre),

C’est une petite maison de brique rouge, située dans la banlieue résidentielle de Fallowfield, au sud de Manchester. Des policiers sont postés devant, d’autres passent et repassent dans le petit jardin. Depuis mardi, le quartier est bouclé. C’est ici, semble-t-il, ici que vivait Salman Abedi, le terroriste qui a tué 22 personnes et blessé de nombreuses autres lors du concert d’ Ariana Grande lundi soir. A Elsmore road, à une quinzaine de minutes de voiture de la Manchester Arena.

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« C’est surprenant de savoir qu’il venait d’ici », souffle Elena, dont la maison est située à une dizaine de mètres de celle du kamikaze. « C’est un quartier très tranquille, très agréable à vivre. Il y a toutes les nationalités. Les enfants jouent tous ensemble sur les espaces verts », explique cette dame blonde d’une cinquantaine d’années à 20 Minutes. « Il n’y a jamais eu de problème ici. Jamais. »

Elle ne connaissait, dit-elle, « ni cet homme, ni sa famille ». Selon la presse britannique, Salman Abedi habitait dans le quartier depuis une dizaine d’années avec ses parents, des Libyens qui avaient fui le régime de Mouammar Kadhafi. Il étudiait à l’université de Salford, dans l’agglomération de Manchester, et fréquentait avec son frère la mosquée locale de Didsbury.

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Nevilla, lui, croisait de temps en temps Salman Abedi. « Il s’habillait normalement, rien dans sa façon de s’habiller ne laissait penser qu’il était radicalisé », explique ce jeune homme bien habillé, sortie de sa maison pour répondre à la presse. « Si on avait su qu’il était dangereux, on aurait appelé la police », assure ce proche voisin. « Je suis dégoûté, choqué. Comment quelqu’un peut-il vouloir faire ça ? »

Il est d’autant plus surpris que, dit-il, « c’est un quartier, très mignon, très familial, un super endroit où habiter ». Les journalistes du monde entier ont fait irruption ici mardi, peu de temps après la police. Si certains habitants se plient volontiers au jeu des questions, d’autres, en revanche, observent d’un mauvais œil toute cette agitation.