VIDEO. Attentat à Manchester: Attention aux fausses infos et intox!

DESINTOX Un homme armé dans un hôpital, de faux disparus… Les fausses nouvelles se répandent après l’attentat…

Mathilde Cousin
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La police britannique quadrille la zone autour du Men Arena à Manchester, le 23 mai 2017.
La police britannique quadrille la zone autour du Men Arena à Manchester, le 23 mai 2017. — SIPA
  • Un homme armé ne s'est pas rendu dans un hôpital à Oldham
  • Des personnes ont été présentées comme disparues à leur insu
  • Les hôpitaux n'ont pas besoin de sang

Les fausses informations se sont rapidement répandues hier soir après l’annonce de l’attentat qui s’est produit à proximité de la Manchester Arena, où se produisait Ariana Grande. Nous les passons en revue.

Non, un homme armé ne se trouvait pas dans un hôpital de la banlieue de Manchester

Tout est parti d’un post Facebook, publié peu de temps après l’explosion près de la Manchester Arena. Une Mancunienne y affirmait que les gens étaient confinés à l’intérieur de l’hôpital d’Oldham à cause d’un homme armé. Ce post, devenu viral, a été relayé par plusieurs journaux britanniques, qui se sont depuis rétractés.

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Les autorités et la police locale ont rapidement démenti l’information. « Nous n’avons aucune information en ce sens. S’il vous plaît, ne faites confiance et ne partagez que des sources officielles », a tweeté la municipalité d’Oldham.


Un faux appel au don

C’est un post anonyme qui partait sûrement d’un bon sentiment. Un message comme étant celui d’un hôpital de Manchester appelle les donneurs de sang à se mobiliser. « Toutes les personnes à Manchester avec le groupe O-, donnez S’il vous plaît, nous n’avons plus de sang. »

Solidaires, des Mancuniens faisaient la queue ce matin pour donner leur sang dans des centres.

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L’organisme chargé de recueillir les dons du sang a démenti ce mardi matin cette information. « Nous avons tout le sang nécessaire pour les patients. Si vous avez un rendez-vous pour les prochains jours, faites de votre mieux pour le maintenir, d’autant plus si vous êtes du groupe O-. »


De faux disparus

De nombreux appels de personnes disparues ont été relayés sur Twitter. Toutefois, certains appels étaient des hoax.

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Cet internaute anonyme a publié une photo d’un jeune homme qu’il présente comme étant son frère disparu. Son tweet a été retweeté plus de 7 000 fois. En réalité, il a publié la photo d’un inconnu qui n’est pas son frère. A un de ses contacts qui lui écrit : « Tu es une légende », cet inconnu répond : « merci mon gars, j’ai enfin la notoriété que je mérite ».

Un faux appel suite à l'attentat de Manchester.
Un faux appel suite à l'attentat de Manchester. - Capture d'écran Twitter

Autre fake, un photomontage de photos de disparus qui a notamment été repris par le Daily Mail, un quotidien britannique. Deux des personnes photographiées sont des Youtubers et un troisième est le fondateur du site 4Chan.

Un autre utilisateur de Twitter a affirmé que son « cousin autiste », âgé de 19 ans avait disparu.

Il s’agit encore là d’un faux appel. L’homme à l’origine du faux tweet s’en amuse ouvertement sur son profil, se moquant ouvertement d’un Youtuber qui l’a retweeté.

Non, l’attentat n’a pas été annoncé quelques heures avant

Un utilisateur de Twitter, dont le compte a depuis été supprimé, aurait annoncé l’attentat quelques heures avant que celui-ci ne survienne. Ce compte se présente comme étant un supporter de Daesh. Dans les tweets, cet utilisateur prévient : « Nous en avons plus ».

En réalité, l’heure qui apparaît sur ces tweets est celle d’un créneau horaire américain. Ces tweets sont des captures d’écran d’un téléphone américain, comme le montre le format de la date. Avec le décalage horaire, ces tweets ont bien été postés immédiatement après l’attaque. L’utilisateur du compte The prophet, qui a été un des premiers à répondre aux tweets, affirme lui aussi que les tweets ont été postés après l’attaque.


20 Minutes est partenaire de Facebook pour lutter contre les fake news. Grâce à ce dispositif, les utilisateurs du réseau social peuvent signaler une information qui leur paraît fausse.