Donald Trump poursuit son premier voyage à l’étranger à Jérusalem

DIPLOMATIE Le chef d’Etat sera mardi en territoire palestinien occupé avant de s’envoler pour le Vatican…

20 Minutes avec AFP

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Le président américain Donald Trump
Le président américain Donald Trump — SAUL LOEB / AFP

Suite de la première tournée mondiale du président américain. Donald Trump est attendu ce lundi à Jérusalem, après avoir affirmé que la paix apparemment insaisissable entre Israéliens et Palestiniens était possible et peut-être plus facile que généralement admis.

Le chef d’Etat sera mardi en territoire palestinien occupé après avoir appelé dimanche à Ryad les représentants d’une cinquantaine de pays musulmans à prendre leur part dans le combat contre le terrorisme.

« La paix est possible dans le monde »

« Si ces trois croyances peuvent s’allier et coopérer, alors la paix est possible dans le monde, y compris la paix entre Israéliens et Palestiniens », a-t-il dit dimanche à Ryad.

Avec sa signification religieuse et politique, Jérusalem est au cœur du conflit israélo-palestinien.

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Israël considère tout Jérusalem comme sa capitale « indivisible », comme l’a répété dimanche soir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. « Ce soir, je dis au monde entier (…) Jérusalem était et sera toujours la capitale d’Israël », a-t-il lancé devant des milliers de personnes à l’ouverture des festivités organisées par la mairie de la ville marquant le 50e anniversaire de la conquête de Jérusalem-Est par l’armée israélienne.

De leur côté, les Palestiniens veulent faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent depuis des décennies.

Une visite et de nombreuses interrogations

Donald Trump a promis pendant sa campagne de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade des Etats-Unis actuellement située à Tel-Aviv, rompant ainsi avec la communauté internationale et des décennies de diplomatie américaine.

Il se targue de son expérience d’hommes d’affaires pour réussir là où tous les autres ont échoué auprès des Israéliens et des Palestiniens.

Le président américain s’entretiendra lundi soir avec Benjamin Netanyahu, et le lendemain matin avec le président palestinien Mahmoud Abbas à Bethléem, en Cisjordanie occupée.

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L’avènement de Donald Trump laisse envisager à certains qu’une approche entièrement nouvelle réussisse. Ses intentions semblent cependant aussi peu claires aux Israéliens et Palestiniens.

Un scepticisme de mise

Une fois investi, Donald Trump a commencé par semer le trouble et alarmer les Palestiniens en prenant ses distances avec la solution dite à deux Etats, c’est-à-dire la création d’un Etat palestinien indépendant, solution de référence de la communauté internationale.

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Mais il a aussi battu froid la droite israélienne - qui rêvait de colonisation sans frein, voire d’annexion de la Cisjordanie - en refrénant les ardeurs israéliennes de construction dans les territoires occupés.

Son administration a prévenu de ne pas attendre un vaste plan diplomatique au cours de la visite. Le président américain cherche d’abord à « faciliter » la reprise de l’effort de paix et à obtenir des deux bords des engagements et des mesures de confiance, disent ses collaborateurs.