Japon: Les fiançailles de la princesse Mako avec un roturier suscitent le débat

SOCIETE En vertu d'une loi controversée qui ne s'applique pas aux hommes, la jeune femme de 25 ans perdra son titre de princesse si elle épouse l'élu de son coeur...

20 Minutes avec agences
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Alors que le Japon se prépare à vivre la première abdication d'un empereur en 200 ans, un autre événement agite le pays: les fiançailles prochaines de la princesse Mako (au centre), petite fille du souverain, avec un roturier. 
Alors que le Japon se prépare à vivre la première abdication d'un empereur en 200 ans, un autre événement agite le pays: les fiançailles prochaines de la princesse Mako (au centre), petite fille du souverain, avec un roturier.  — Pool for Yomiuri/AP/SIPA

Alors que le Japon se prépare à vivre la première abdication d’un empereur en 200 ans, un autre événement agite le pays. En cause : les fiançailles prochaines de la princesse Mako, petite fille du souverain, avec un roturier.

Révélée ce mardi soir par la chaîne publique NHK, la nouvelle domine depuis les débats télévisés et la presse écrite, dans l’attente d’une annonce officielle qui doit intervenir dans les prochaines semaines.

Vers une crise de succession ?

La raison ? En vertu d’une loi controversée qui ne s’applique pas aux hommes, la jeune femme de 25 ans perdra son titre de princesse si elle épouse l’élu de son cœur, rencontré à l’université. Cette nouvelle fait ainsi ressurgir les inquiétudes sur l’avenir du trône de Chrysanthème, la famille impériale étant menacée à terme d’une crise de succession faute d’un héritier mâle.

Actuellement, une loi est en cours de préparation pour autoriser l’empereur Akihito à abdiquer en faveur de son fils, le prince héritier Naruhito. Après lui, son frère Akishino et le fils de ce dernier, Hisahito, âgé de 10 ans, sont dans l’ordre de succession les héritiers du trône.

La loi remise en cause

Mais pour la suite, il n’existe pour l’heure aucun héritier mâle, et la chaîne de plusieurs siècles de succession par les hommes pourrait se voir brisée si Hisahito n’a pas de fils. De quoi raviver le débat sur une remise en cause de la loi imposée aux femmes de la famille impériale, afin d’augmenter les chances de voir naître des héritiers masculins.

De tels changements ne sont cependant pas à l’ordre du jour. Les conservateurs, dont le Premier ministre Shinzo Abe, s’y opposent vigoureusement, bien que le Japon ait été dans son histoire dirigé par des femmes.