Sept personnes tuées dans des violences post-électorales à Nairobi

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Le principal parti de l'opposition kényane, le Mouvement démocratique orange (ODM), qui dénonce la réélection du président Mwai Kibaki, a affirmé jeudi que "les manifestations continuaient" dans le pays pour la deuxième journée consécutive.
Le principal parti de l'opposition kényane, le Mouvement démocratique orange (ODM), qui dénonce la réélection du président Mwai Kibaki, a affirmé jeudi que "les manifestations continuaient" dans le pays pour la deuxième journée consécutive. — Tony Karumba AFP

Sept personnes ont été tuées jeudi à Nairobi, a affirmé à la presse le chef de l'opposition kényane, Raila Odinga, qui avait appelé à trois jours de manifestations, mercredi, jeudi et vendredi, contre la réélection contestée du président Mwai Kibaki.

«Sept personnes ont été tuées dans la circonscription de Kasarani», un quartier de la capitale kenyane qui englobe le bidonville de Mathare, a déclaré M. Odinga lors d'une conférence de presse à Nairobi. Il a cité le cas du chauffeur d'une parlementaire de l'opposition «abattu par une balle de la police alors qu'il tentait de quitter sa maison».

La police a confirmé la mort de deux personnes dans ce même quartier, l'un des fiefs de l'opposition. Au moins 700 personnes ont été tuées dans le pays dans des violences post-électorales qui ont éclaté fin décembre, selon la police.

Le Kenya, plongé dans le trouble depuis fin décembre, connaît un regain de tensions depuis le début de la semaine.