Fake news: Avant les élections britanniques, Facebook se tourne vers les journaux

GRANDE-BRETAGNE Le réseau social a lancé une campagne de sensibilisation dans plusieurs médias papier outre-Manche...

M.C.

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En partenariat avec huit médias, dont 20 Minutes, Facebook va lancer en France son dispositif pour lutter contre les « fake news ».
En partenariat avec huit médias, dont 20 Minutes, Facebook va lancer en France son dispositif pour lutter contre les « fake news ». — Jeff Blackler/Shutterst/SIPA

Après les élections américaines fin 2016 et la récente présidentielle française, la prochaine échéance électorale occidentale majeure se déroulera en Grande-Bretagne, le 8 juin. Un rendez-vous incontournable pour les électeurs, les observateurs, et… les diffuseurs de fake news : après avoir largement sévi en marge des scrutins américain et français, les faiseurs de fausses nouvelles devraient logiquement s’inviter dans la campagne britannique.

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Pour alerter les internautes, Facebook, qui a récemment reconnu l’existence d’opérations de (dés) information massive sur sa plate-forme se tourne vers… la presse papier. Le réseau social s’est offert la semaine dernière des pages entières du Daily Telegraph, du Guardian ou du Times pour diffuser sa campagne d’information.

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Se méfier des « révélations choquantes »

Au menu, des conseils déjà prodigués en ligne par le géant de l’internet : faire preuve de « scepticisme » face aux titres des articles, en particulier s’ils promettent des « révélations choquantes » qui « paraissent incroyables ». Regarder de près l’URL du site en question pour s’assurer qu’il ne s’agisse pas d’un faux site d’information. Et vérifier par soi-même l’information en question en cherchant d’autres sources. « Ensemble, nous pouvons limiter la propagation des fausses nouvelles », affirme Facebook.

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Le réseau social, accusé de laisser proliférer les fake news, avait conclu n’avoir pas joué de rôle majeur dans la décision des électeurs américains. Depuis l’élection, l’entreprise a toutefois annoncé plusieurs initiatives pour collaborer plus étroitement avec les médias et limiter la diffusion de fausses informations. Mercredi dernier, l’entreprise a notamment annoncé avoir mis à jour son algorithme pour limiter le nombre de renvois par ses utilisateurs vers des sites Internet « trompeurs » et « de faible qualité », afin de lutter contre les spams et la désinformation.