Etats-Unis: Donald Trump appelle à « des sanctions bien plus fortes » contre la Corée du Nord

ETATS-UNIS Moscou et Pékin sont « préoccupés par l’escalade des tensions »…

N. Se. avec AFP

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Donald Trump, président des États-Unis, et Kim Jong-Un, dirigeant nord-coréen, sont-ils sur le sentier de la guerre ?
Donald Trump, président des États-Unis, et Kim Jong-Un, dirigeant nord-coréen, sont-ils sur le sentier de la guerre ? — Montage AFP

Le nouveau tir de missile balistique opéré par la Corée du Nord dimanche met les nerfs des chefs d’Etat du monde entier à rude épreuve. Si Donald Trump avait semblé adoucir son discours récemment en déclarant qu’il serait « honoré » de rencontrer le leader nord-coréen Kim Jong-Un, et que le nouveau président sud-coréen, Moon Jae-In, s’était lui aussi dit partisan d’une reprise du dialogue avec Pyongyang, il semble qu’après ce énième tir de missile, en vue d’un jour pouvoir frapper le sol américain, le ton se soit durci.

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« Que cette nouvelle provocation soit un appel à toutes les nations pour mettre en œuvre des sanctions bien plus fortes contre la Corée du Nord », a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.
Peu avant d’apprendre ce nouveau tir de missile nord-coréen, le Trésor américain était justement en train d’examiner « tous les moyens à sa disposition » pour couper les sources de financement international à la Corée du Nord, a indiqué samedi un haut responsable du Trésor. « Nous sommes en train d’envisager tous les outils dont nous disposons dans notre arsenal (…) pour tenter de les arrêter », a déclaré ce responsable, en faisant référence aux programmes du Bureau de la lutte anti-terrorisme et du renseignement financier (TFI) et de l’OFAC, une agence du Trésor chargée de l’application de sanctions financières.

L’inquiètude monte aussi en Russie et en  Chine, pays « médiateurs » dans le conflit qui oppose les Etats-Unis et la Corée du Nord. Le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping « ont discuté en détail la situation sur la péninsule coréenne » lors d’une rencontre à Pékin et « les deux parties ont exprimé leur préoccupation par l’escalade des tensions », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.