Corée du Nord: Nouveau tir de missile balistique réussi

COREE DU NORD Le projectile a parcouru environ 700 km avant de s'abîmer dans les eaux de la Mer du Japon...

N. Se. avec AFP

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Illustration de Kim Jung-un, le 22 juin 2015.
Illustration de Kim Jung-un, le 22 juin 2015. — Yonhap News/NEWSCOM/SIPA

Les tirs de missile opérés par la Corée du Nord, bien qu’interdits par le conseil de sécurité de l’ONU, sont de plus en plus fréquents. Dimanche, Pyongyang a procédé à un nouveau tir depuis la base de l’armée nord-coréenne à Kusong, dans la province du Nord Pyongan, vers 5h30 heure locale, a dévoilé l’armée sud-coréenne dans un communiqué, sans préciser le type de missile déployé. Il s’agit du deuxième tir de missile par le régime de Pyongyang en environ deux semaines, et du premier depuis  l’élection du nouveau président sud-coréen, Moon Jae-In jeudi.

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Le projectile a parcouru environ 700 km, a précisé un haut représentant de l’armée sud-coréenne. Lors du précédent tir réussi par le régime de Pyongyang, en février, depuis la même base de Kusong, le missile avait parcouru la distance de 500 km. La Corée du Nord perfectionne dangereusement sa technique avec toujours un même objectif en tête : frapper le sol américain.

Dès l’annonce de ce tir par le voisin nord-coréen, le nouveau chef de l’Etat sud-coréen a convoqué une réunion d’urgence avec ses conseillers à la sécurité. Après cette réunion, via son porte-parole M. Moon a qualifié ce tir de « provocation dangereuse, (…) quelques jours à peine après l’entrée en fonction de la nouvelle administration en Corée du Sud ». De son côté, le Premier ministre japonais Shinzo Abe a qualifié ce tir de « totalement inacceptable », parlant d’une « grave menace » pour Tokyo. « Nous protestons fermement contre (ce tir de) la Corée du Nord », a-t-il insisté. Selon le chef de cabinet du gouvernement nippon, Yoshihide Suga, le missile tiré par l’armée nord-coréenne a volé environ 30 minutes avant de s’abîmer dans les eaux de la Mer du Japon, entre le Japon et la péninsule coréenne.

Washington et la Corée du Sud ouverts au dialogue avec Pyongyang

Si Washington a suggéré que toutes les options étaient sur la table dans ce dossier, y compris l’option militaire, le président Donald Trump a cependant semblé adoucir son discours récemment en déclarant même qu’il serait « honoré » de rencontrer le leader nord-coréen Kim Jong-Un. Le nouveau président sud-coréen, Moon Jae-In, lui aussi partisan d’une reprise du dialogue avec Pyongyang, contrairement à ses deux prédécesseurs, a déclaré dans son premier discours qu’il entendait se rendre en Corée du Nord, « dans les bonnes circonstances », afin de faire baisser la tension.

Un haut diplomate du régime de Pyongyang a également plaidé samedi que le Nord serait disposé à dialoguer avec les Etats-Unis, si les conditions s’y prêtaient. « Nous aurons un dialogue (avec l’administration Trump) dans les bonnes conditions », a précisé Choe Son-Hui, chef du bureau Amérique du Nord du ministère nord-coréen des Affaires étrangères.