États-Unis: Bientôt libérée, Chelsea Manning voit l'avenir avec espoir

LIBERATION Pendant sa détention, elle avait fait deux tentatives de suicide et une grève de la faim…

20 Minutes avec AFP

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Photographie non datée de la militaire Chelsea Manning, de son vrai nom Bradley Manning, incarcérée après avoir fourni des documents militaires à WikiLeaks.
Photographie non datée de la militaire Chelsea Manning, de son vrai nom Bradley Manning, incarcérée après avoir fourni des documents militaires à WikiLeaks. — HO / US ARMY / AFP

Chelsea Manning, militaire transsexuelle américaine emprisonnée depuis 2013 pour avoir fourni à WikiLeaks des milliers de documents secrets, a confié mardi pouvoir enfin se projeter dans l’avenir, à l’approche de sa libération, le 17 mai prochain.

« Pour la première fois, je me vois un avenir en tant que Chelsea. Je m’imagine survivre et vivre dans la peau de la personne que je suis et qui pourra l’être dans le monde extérieur », a-t-elle déclaré, dans un communiqué transmis par son équipe de défenseurs.

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« La liberté est quelque chose que je vais connaître à nouveau »

« La liberté était quelque chose dont je rêvais sans m’autoriser à imaginer en jouir pleinement », a poursuivi celle qui s’appelait auparavant Bradley Manding. L’ancien informateur de WikiLeaks a vu  sa peine de 35 ans de réclusion commuée par l’ex-président américain Barack Obama. « Désormais, la liberté est quelque chose que je vais connaître à nouveau avec mes amis et personnes aimées après presque sept années de barreaux et de ciment, de réclusions à l’isolement, avec mon autonomie et mes soins entravés, notamment ces coupes de cheveux régulièrement imposées », a ajouté Chelsea Manning.

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Chelsea Manding avait l’année dernière fait deux tentatives de suicide et une grève de la faim dans la prison militaire de Fort Leavenworth (Kansas, centre), désespérée selon ses proches par les procédures disciplinaires auxquelles elle était soumise. La militaire exigeait d’obtenir les soins nécessaires à son changement de genre, en accusant les autorités américaines de lui nier son « droit à l’existence » en lui refusant le droit de se faire pousser les cheveux. Elle avait été condamnée en août 2013 à 35 ans de réclusion pour avoir transmis 700.000 documents confidentiels au site WikiLeaks. Une peine que ses soutiens jugeaient démesurée. Barack Obama avait commué cette sentence trois jours avant de quitter la Maison Blanche, en raccourcissant grandement la durée. Chelsea Manning doit être libérée de prison le 17 mai.