Italie: Trois Roms brûlées vives dans leur caravane à Rome

TRAGEDIE Les trois sœurs se trouvaient dans la caravane familiale avec leurs deux parents et huit autres frères et sœurs…

20 Minutes avec AFP

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Image d'illustration de la police italienne à Rome, le 24 décembre 2016.
Image d'illustration de la police italienne à Rome, le 24 décembre 2016. — Andreas SOLARO / AFP

Les plus hautes autorités italiennes et le pape François ont fait part mercredi de leur émotion après la mort dans la nuit de mardi à mercredi d’une jeune femme et de deux fillettes roms dans l’incendie criminel de leur camping-car en périphérie de Rome.

Les trois victimes, trois sœurs âgées de 4, 8 et 20 ans, dormaient avec leurs parents et leurs huit autres frères et sœurs quand la caravane a soudainement pris feu. Des images d’une caméra de surveillance montrent un homme jetant avant l’embrasement une bouteille contre le camping-car, selon les enquêteurs. Pour l’heure, les enquêteurs ne savent pas s’il s’agit d’un acte xénophobe ou d’un règlement de comptes.

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Quatre enfants sont morts dans un incendie criminel en février 2011 

L’association 21 Luglio, qui dénonce régulièrement un sentiment diffus de rejet des Roms et des Sintis en Italie, a fait part de sa « douleur » tout en recommandant d’attendre les résultats de l’enquête. Mais à travers la ville, cette douleur a été partagée. Le président de la République, Sergio Mattarella, a dénoncé « un crime horrible ». La maire de Rome, Virginia Raggi, a dénoncé « une tragédie ». Et dans l’après-midi, le pape François a envoyé son aumônier auprès de la famille endeuillée pour apporter « une salutation et une aide concrète », rapporte le Vatican.

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« Ce n’est pas la première fois que nous pleurons la mort d’enfants dans l’incendie d’un camping-car ou d’un campement de fortune », a rappelé dans un communiqué Francesco Rocca, président de la Croix-Rouge italienne. « En février 2011, quatre enfants étaient morts dans un incendie dans un camp rom. A Rome, comme ailleurs en Italie, on continue à mourir d’exclusion sociale et de discrimination. Plutôt que de verser des larmes amères après les tragédies, les institutions devraient multiplier les efforts pour arriver dans les trop nombreuses zones grises de notre société », a-t-il ajouté.