Un attentat mortel à Beyrouth

De notre correspondant - ©2008 20 minutes

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Le spectacle a des airs de déjà-vu à Beyrouth : des voitures calcinées, des façades noircies et éventrées, des corps ensanglantés gisant sur l'asphalte, rapidement recouverts d'un drap blanc. Hier, à 16 h 27 (heure locale), une bombe explose, faisant au moins trois morts et près d'une vingtaine de blessés, sur l'autoroute côtière, dans le quartier de la Quarantaine, dans la banlieue nord de Beyrouth.

Sur place, c'est la panique, d'autant que le trafic est important à cette heure de sortie des bureaux. « Quand j'ai vu une plaque consulaire jaune de l'ambassade américaine sur l'une des carcasses de voiture, j'ai tout de suite craint que l'attentat n'ait visé l'ambassadeur américain au Liban, Jeffrey Feltman », raconte Farid, un automobiliste.

Quinze minutes plus tard, l'armée libanaise encercle la zone, la circulation est totalement interrompue. La nouvelle se propage très vite, et les versions sur le bilan diffèrent, tandis que les autorités affirment avoir arrêté deux suspects quelques minutes après que la charge explosive a été actionnée, « vraisemblablement à distance ».

Finalement, les autorités sont formelles : les morts sont tous libanais. Selon une source sécuritaire, « le convoi visé était un leurre ». A chaque sortie des officiels, l'ambassade américaine observe des mesures de sécurité draconiennes, dont ce type de convoi.

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