Nigeria: Mariée, une des lycéennes de Chibok enlevée par Boko Haram a refusé d'être libérée

NIGERIA «Je suis bien où je suis», aurait déclaré la jeune fille...

20 Minutes avec agences

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Une manifestation marque les trois ans de l'enlèvement des lycéennes de Chibok, à Lagos, au Nigeria, le 13 avril 2017.
Une manifestation marque les trois ans de l'enlèvement des lycéennes de Chibok, à Lagos, au Nigeria, le 13 avril 2017. — Sunday Alamba/AP/SIPA

« Je suis bien où je suis. Je suis mariée. » L’une des 276 lycéennes nigérianes de Chibok, enlevées par Boko Haram en 2014, a refusé d’être libérée dans un échange de prisonniers avec le groupe djihadiste, a annoncé ce mardi le porte-parole de la présidence, Garba Shehu.

Il y a plusieurs semaines, il avait annoncé que des pourpalers étaient en cours concernant la libération de 83 jeunes filles. Finalement, 82 ont été libérées ce samedi. Le lendemain, elles ont brièvement été reçues par le président nigérian, Muhammadu Buhari.

Une suspicion très forte

Le gouvernement et l’armée vérifient l’identité des jeunes filles avant de les remettre à leurs familles. La suspicion est généralement très forte dans les communautés pour connaître leur degré de sympathie et d’affiliation au groupe djihadiste.

Toute personne ayant vécu dans des villages tenus par Boko Haram ou ayant été kidnappée par le groupe doit en effet se soumettre à des vérifications, pour des durées aléatoires et durant parfois plusieurs mois.

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Garba Shehu a toutefois assuré que les lycéennes n’avaient toujours pas rejoint leurs proches parce que les autorités voulaient être certaines de leur identité. Actuellement, 113 jeunes filles sont toujours retenues par Boko Haram.