Venezuela: Les «cocktails poopootov», la nouvelle arme des manifestants

RIPOSTE Le pays est confronté à une crise économique, énergétique et politique…

Manon Aublanc

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Les manifestants affrontent les forces de l'ordre depuis quelques semaines pour protester contre la politique du président Nicolas Maduro, le 8 mai 2017 à Caracas.
Les manifestants affrontent les forces de l'ordre depuis quelques semaines pour protester contre la politique du président Nicolas Maduro, le 8 mai 2017 à Caracas. — FEDERICO PARRA / AFP

Après six semaines d’intenses manifestations contre le gouvernement de Nicolas Maduro, les opposants ont trouvé un moyen plutôt étonnant de répondre aux attaques de gaz lacrymogènes de la police. Il s’agit de « cocktails poopootov », des bouteilles en verre contenant un mélange d’eau… et d’excréments humains.

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Autre bombe, autre effet

Selon le quotidien El Pais, ces nouvelles bombes ont été lancées ce week-end lors des manifestations à Los Teques, une ville qui se situe à quelques kilomètres de Caracas. Après avoir reçu des « cocktails poopootov », certains officiers de la Garde nationale auraient été pris de vomissements. Le quotidien rapporte également que ces bombes ont été utilisées à San Cristóbal, Mérida, Valence et Caracas. Les manifestants auraient également jeté des bombes de peinture sur les véhicules antiémeutes pour réduire la visibilité des conducteurs.

Les affrontements se succèdent au Vénézuela depuis plusieurs semaines alors que le pays est confronté à une triple crise : économique, énergétique et politique.  Au moins 38 personnes ont été tuées et plus de 750 blessés au cours des six semaines de manifestations. Ce lundi, des représentants du gouvernement ont rencontré des dirigeants politiques et des religieux pour discuter de la nouvelle assemblée constitutionnelle prévue. Mais les principaux dirigeants de l’opposition ont refusé de participer, affirmant que Maduro n’avait pas le pouvoir d’exiger une réécriture de la Constitution sans que l’opinion publique ne soit consultée.