Nigeria: Libération de 82 lycéennes de Chibok enlevées par Boko Haram

NIGERIA Elles avaient été enlevées il y a trois ans...

M.C. avec AFP

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Une manifestation marque les trois ans de l'enlèvement des lycéennes de Chibok, à Lagos, au Nigeria, le 13 avril 2017.
Une manifestation marque les trois ans de l'enlèvement des lycéennes de Chibok, à Lagos, au Nigeria, le 13 avril 2017. — Sunday Alamba/AP/SIPA

Mi-avril, le Nigeria avait fêté avec tristesse le troisième anniversaire de l’enlèvement de plus de 200 jeunes filles par Boko Haram en 2014. Plus de 80 lycéennes de Chibok ont été libérées samedi des mains du groupe djihadiste, après plus de trois ans de captivité aux mains du groupe djihadiste nigérian, a confirmé la présidence nigériane.

« Aujourd’hui, 82 nouvelles filles de Chibok ont été libérées (…), en échange de membres présumés de Boko Haram détenus par les autorités », a précisé la présidence nigériane sur Twitter, confirmant une information d’abord donnée par un ministre, des sources de sécurité et le père de deux filles.

« Les attentes sont grandes »

« Des véhicules sont allés les chercher dans une forêt sans escorte militaire, et les ont ramenées à Banki (à la frontière avec le Cameroun). Elles sont logées dans les baraquements militaires et partiront par avion vers Maiduguri (capitale de l’Etat du Borno) demain », avait déclaré plus tôt une source militaire.

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Enoch Mark, père de deux jeunes filles enlevées, avait témoigné avoir été informé : « Nous avons été tenus au courant par le mouvement Bring Back Our Girls (BBOG, qui manifeste pour la libération des lycéennes depuis leur enlèvement) et par un officiel de l’Etat du Borno. C’est une excellente nouvelle pour nous. »

« Les attentes sont grandes », a déclaré samedi soir BBOG dans un communiqué sur Twitter : « Nous nous réjouissons d’entendre de manière officielle que cette nouvelle est confirmée et vraie ».

Enlèvement de ressortissants étrangers

Relayé par les médias du monde entier, le kidnapping de masse de 276 adolescentes -dont 57 avaient réussi à s’échapper juste après le rapt- avait provoqué une vague d’indignation à laquelle de nombreuses célébrités mondiales avaient participé à coups de hashtags #bringbackourgirls (Ramenez-nous nos filles).

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Vendredi, les ambassades britannique et américaine avaient affirmé avoir reçu un rapport stipulant que Boko Haram planifiait un enlèvement de ressortissants étrangers « le long de l’axe Banki-Kumshe ». Les ONG, particulièrement actives dans cette zone dévastée par huit ans de conflits, avaient dû suspendre leurs activités dans la zone.