VIDEO. Etats-Unis: Wonder Woman fait la pub pour des produits de régime, les féministes râlent

POLEMIQUE L'héroïne forte et indépendante censée inspirer les petites filles ne peut pas avoir envie de perdre du poids, estiment certaines féministes...

20 Minutes avec agence
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Wonder Woman
Wonder Woman — Shutterstock/SIPA

L’utilisation par la marque américaine de produits de régime Think Thin de l’image de Wonder Woman crée la polémique. La guerrière indépendante, forte et confiante, représente pour beaucoup un symbole féministe, si bien que certaines militantes ont un peu de mal à imaginer en train de faire attention à sa ligne et le font savoir sur les réseaux sociaux.

Repéré par le site « The Mary Sue »

Ces militantes ont pris le relais du site The Mary Sue qui dans un article, publié ce mercredi et intitulé Ce n’est pas le genre de marketing qu’on voulait pour Wonder Woman, avait vertement critiqué Think Thin et son utilisation de la super-héroïne dont les prochaines aventures cinématographiques doivent sortir en salles ce 7 juin.

Le long-métrage et son personnage principal n’en sont d’ailleurs pas à leur première levée de boucliers provoquée. Ainsi, les aisselles épilées de Gal Gadot, l’interprète de l’héroïne, ont déjà fait débat. Et deux mois après sa nomination en tant qu’ambassadrice de l’ONU pour l’émancipation des femmes et des filles, le personnage de fiction avait dû « démissionner », poussé dehors par une pétition lui reprochant d’être « l’incarnation de la pin-up : une femme blanche à la poitrine opulente et aux mensurations improbables ».

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Les « archétypes féminins » manquent « de force, de puissance et de pouvoir ».

Aujourd’hui, c’est donc un choix marketing qui a du mal à passer. « Vous vous foutez de moi ? Wonder Woman est forte et elle donne confiance en soi mais hé, n’oublions pas de perdre du poids. #MarketingRaté » a notamment commenté une internaute sur Twitter. Précédemment, des campagnes pour le soda Dr Pepper ou les glaces Pinkberry associées à Wonder Woman n’avaient pas provoqué une telle réaction, note le Huffington Post.

Ces marques n’étaient peut-être pas aussi opposées aux valeurs défendues par la guerrière dont le créateur, le psychologue William Moulton Marston, expliquait en 1943 que les « archétypes féminins » manquaient « de force, de puissance et de pouvoir ».

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