Brexit: Solder les comptes entre l'UE et le Royaume-Uni n'est «pas une punition», selon Barnier

DÉCLARATIONS Le Français est en charge des négociations entre l’instance européenne et Theresa May…

Manon Aublanc avec AFP

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Miche Barnier, le négociateur européen en charge du Brexit à Bruxelles le 3 mai 2017.
Miche Barnier, le négociateur européen en charge du Brexit à Bruxelles le 3 mai 2017. — JOHN THYS / AFP

Les comptes devront être soldés entre le Royaume-Uni et l’Union européenne à l’occasion du Brexit et ce n’est « pas une punition », a soutenu ce mercredi le négociateur européen en chef, Michel Barnier, lors d’une conférence de presse à Bruxelles.

« Le Royaume-Uni devra honorer au terme d’un règlement financier unique (…) tous les engagements. Il ne s’agit pas d’une punition ni d’une taxe de sortie », a expliqué Michel Barnier à l’occasion de la présentation de son mandat pour la négociation à venir, proposé par la Commission aux 27 Etats membres restants.

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« La somme des engagements est susceptible d’évoluer »

L’objectif de Michel Barnier et de son équipe est de se « mettre d’accord sur une méthodologie rigoureuse pour calculer ces engagements » financiers. Le Français, désigné par les institutions et les Etats membres pour négocier au nom de l’UE, a refusé de qualifier de « facture » la somme qui sera demandée à Londres, mais aussi d’avancer un quelconque chiffre. « Nous devons solder le passé, c’est clairement établi (…) mais quand bien même nous serons précis sur la méthodologie on ne pourra pas donner les chiffres définitifs », a-t-il souligné. Il s’agira bien sûr de respecter les engagements pris dans le cadre financier pluriannuel adopté en 2013, et qui court pour la période 2014-2020, a-t-il précisé.

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Ces sommes sont « engagées » et des « problèmes » seraient inévitables si les « programmes devaient être amputés ou suspendus ». Mais la somme des engagements est susceptible d’évoluer car le Royaume-Uni est encore membre de l’UE jusqu’à ce qu’il se retire officiellement, à la date prévue du 29 mars 2019, a expliqué Michel Barnier. « Il y a sur cette question comme sur les autres des positions différentes » avec Londres, a encore reconnu le négociateur en chef. Cela était ressorti du dîner une semaine plus tôt entre lui, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et la Première ministre britannique Theresa May. Le  Brexit ne sera pas facile, a-t-il souligné, renvoyant la balle dans le camp britannique, qui doit encore se mettre en ordre de bataille après des élections prévues le 8 juin. « Certains créent l’illusion que le Brexit n’aura pas d’impact matériel sur nos vies ou que les négociations pourraient être conclues rapidement », a-t-il regretté.