Allemagne: Le port du voile intégral partiellement interdit

RELIGION Les députés ont également voté toute une série de mesures pour mieux lutter contre le risque d’attentats…

20 Minutes avec AFP

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Angela Merkel devant le Bundestag, le 27 avril 2017.
Angela Merkel devant le Bundestag, le 27 avril 2017. — Odd Andersen /AFP

Jeudi soir, le Bundestag, la chambre basse du Parlement allemand, a adopté une loi visant à limiter le port du voile intégral. Il oblige notamment les fonctionnaires à avoir le visage découvert lorsqu’ils sont au travail. Sont concernés par exemple les juges, les soldats, et les membres d’une commission électorale.

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Pour les personnes non-fonctionnaires, « lorsqu’une identification est nécessaire et requise », les autorités pourront également exiger qu’elles retirent le voile ou tissu dissimulant leur visage, ajoute le texte.

Un million de demandeurs d’asile en 2015

Cette loi, qui doit encore être adoptée par le Bundesrat (chambre haute) pour être valable, n’arrive pas par hasard. Les élections législatives allemandes sont en effet prévues dans quelques mois, en septembre, et la question de l’intégration des migrants devrait jouer un rôle primordial.

En 2015, l’Allemagne a accueilli près d’un million de demandeurs d’asile, notamment de Syrie, d’Irak, ou d’Afghanistan. Cet afflux a suscité des interrogations au sein de la société allemande quant à leur intégration, et a boosté les nationalistes anti-immigration de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui ont grimpé jusqu’à 15 % dans les intentions de vote, avant de redescendre autour de 10 %. « L’intégration, ça signifie aussi que nous signifions clairement et transmettions à d’autres cultures nos valeurs et les limites de notre tolérance », a déclaré le ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière, dans un communiqué.

Arsenal anti-terroriste

Par ailleurs, le Bundestag a adopté jeudi soir plusieurs mesures de renforcement de la sécurité. Parmi elles, le port du bracelet électronique qui pourra être imposé - sous le contrôle d’un juge - à certains suspects considérés par les autorités comme particulièrement violents et pouvant représenter une menace sécuritaire importante, à l’image des radicaux islamistes.

Les députés ont également validé la création d’une base de données centrale commune aux polices fédérale et régionale, durci les sanctions contre les personnes agressant les policiers, les militaires ou les services d’urgence et approuvé la directive européenne sur l’échange de données des passagers aériens, destinée notamment à mieux lutter contre le terrorisme.