Tsunami au Japon: Le ministre de la Reconstruction démissionne après des propos choquants

JAPON Masahiro Imamura, qui n’en est pas à sa première bourde, avait jugé « bien » que le tsunami soit arrivé dans le nord-est et non à Tokyo…

M.C. avec AFP
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Le ministre japonais de la Reconstruction s'excuse lors d'une conférence de presse pour des propos jugés déplacés sur le tsunami de 2011, à Tokyo le 25 avril 2017.
Le ministre japonais de la Reconstruction s'excuse lors d'une conférence de presse pour des propos jugés déplacés sur le tsunami de 2011, à Tokyo le 25 avril 2017. — Masahiro Sugimoto/AP/SIPA

La bourde de trop. Le ministre japonais de la Reconstruction a démissionné mercredi après avoir tenu des propos jugés choquants sur les conséquences du tsunami de 2011. Lors d’une réception mardi avec les responsables du Parti libéral-démocrate (PLD), dont le Premier ministre, Masahiro Imamura a déclaré, en parlant des dommages entraînés par le sinistre qui a fait plus de 18.500 morts et provoqué l’accident nucléaire de Fukushima : « C’est bien que ce soit arrivé dans la région du Tohoku (nord-est), car les dégâts auraient été énormes si cela était survenu plus près de la capitale ».

La formulation employant le mot « bien » pour ce drame qui a mis en péril toute une région et ses habitants a été jugée plus que déplacée. L’intéressé a tenté en vain de rectifier ses propos auprès des journalistes, mais a essuyé la désapprobation du Premier ministre Shinzo Abe qui a jugé ses mots « extrêmement inappropriés ».

Bis repetita

Après avoir retiré ses déclarations et présenté des excuses, Masahiro Imamura a décidé de démissionner, un renoncement à ses fonctions acté mercredi matin. Il a immédiatement été remplacé par Masayoshi Yoshino, originaire de Fukushima et connaisseur du dossier de la Reconstruction.

Masahiro Imamura n’en était pas à sa première bourde. Il avait déjà brocardé les habitants de la région de Fukushima qui avaient décidé de partir par peur des radiations sans pour autant en avoir reçu l’ordre des autorités, et qui n’étaient pas revenus bien que le gouvernement assure le danger écarté. Le Premier ministre, qui avait subi des démissions en chaîne de ses ministres lors d’un premier mandat raté en 2006-2007, a vu déjà plusieurs des membres de ses gouvernements successifs depuis fin 2012 devoir partir pour des fautes diverses.