Silvio Berlusconi reçoit des menaces de mort

TERRORISME Deux balles scotchées dans une enveloppe…

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Le noyautage de la télévision publique italienne Rai par des personnalités proches de Silvio Berlusconi, propriétaire du groupe rival de TV Mediaset, fait scandale en Italie en dévoilant l'étendue du contrôle qu'a exercé le Cavaliere sur les médias.
Le noyautage de la télévision publique italienne Rai par des personnalités proches de Silvio Berlusconi, propriétaire du groupe rival de TV Mediaset, fait scandale en Italie en dévoilant l'étendue du contrôle qu'a exercé le Cavaliere sur les médias. — Alberto Pizzoli AFP/Archives

Une lettre contenant deux balles et des menaces de mort contre l'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi et son frère Paolo a été déposée ce vendredi au siège du quotidien de droite «Il Giornale», selon son site Internet.

La lettre, écrite en majuscules à l'ordinateur, contient deux balles scotchées sur le papier et s'achève par les mots «Allah est grand», selon la même source.

«Ces deux cartouches à blanc sont un préavis pour les frères Berlusconi: l'une est pour Silvio, l'autre est pour le frère, responsables tous les deux des cochonneries écrites sur Il Giornale et de leur politique anti-islam», affirme la lettre.

Comme au Pakistan «avec la Buttho»

«A la première occasion (...) nous ferons comme ils ont fait au Pakistan avec la Bhutto : un coup avec de vraies balles à la tête puis un kamikaze, à l'italienne, pour être sûrs de leur disparition de ce monde», poursuit le courrier.

«Les gardes du corps et les services de sécurité ne pourront pas nous arrêter car nous sommes imprévisibles. Allah est grand», conclut le texte.

Le quotidien «Il Giornale» est la propriété de la famille Berlusconi.

Alors qu'il était chef du gouvernement italien en 2001, Berlusconi avait provoqué un tollé international, en affirmant au cours d'une visite à Berlin que la civilisation occidentale «est supérieure à l'islam».

Des policiers antiterroristes se sont rendus au siège du journal et de nombreux responsables politiques de droite ont immédiatement exprimé leur soutien à l'ex-chef du gouvernement (2001-2006).