Un imbroglio qui finit bien

Armelle Le Goff avec S. A. et C. F. - ©2008 20 minutes

— 

Cette nouvelle tentative a été la bonne. Clara Rojas et Consuelo Gonzalez ont été relâchées hier. Une libération qui a réjoui le monde entier, notamment Nicolas Sarkozy, très impliqué dans le dossier des otages des Farc. « Cela prouve que les choses bougent, que la mobilisation produit ses premiers résultats », a déclaré le chef de l'Etat.

Finalement, la médiation d'Hugo Chavez aura porté ses fruits. Le très fort en gueule président vénézuélien avait été appelé en août par Alvaro Uribe, son homologue colombien, avant d'être sèchement remercié le 22 novembre.

Le 18 décembre, il revient en force. Les Farc font directement appel à lui pour libérer trois otages : Clara Rojas, la directrice de campagne d'Ingrid Betancourt, avec qui elle a été enlevée le 23 février 2002, son fils Emmanuel, et la parlementaire Consuelo Gonzales (lire ci-dessous). Le monde entier a alors les yeux rivés sur la Colombie, mais la libération des prisonniers capote.

Si bien que, mercredi soir, lorsqu'Hugo Chavez affirme que les Farc lui ont donné « les coordonnées » de Clara Rojas, tout le monde doute. A mesure que la journée avance, pourtant, l'opération paraît bien engagée. Uribe donne son accord pour l'envoi d'hélicoptères vénézuéliens. En fin d'après-midi, les deux otages sont libérées. Pour Daniel Pécaut, chercheur à l'EHESS, si cette opération ne peut laisser espérer une libération rapide d'Ingrid Betancourt, elle permet néanmoins à tous les acteurs du dossier de sortir gagnants. Ils pourraient donc être tentés de réitérer l'heureuse expérience.

Sur www.20minutes.fr

Posez vos questions à l'ex-mari d'Ingrid Betancourt aujourd'hui à 15 h