Attaque chimique en Syrie: La France va apporter les preuves «dans quelques jours»

DIPLOMATIE Les éléments des services de renseignement français devraient arriver sous quelques jours…

20 Minutes avec AFP

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Jean-Marc Ayrault lors d'une conférence avec son homologue chinois à Pékin, le 14 avril 2017.
Jean-Marc Ayrault lors d'une conférence avec son homologue chinois à Pékin, le 14 avril 2017. — Mark Schiefelbein/AP/SIPA

La France va apporter la preuve que le régime syrien a bien organisé l’attaque chimique sur la ville de Khan Cheikhoun, qui a fait 87 morts, le 4 avril, a déclaré ce mercredi le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault.

« C’est une question de jours, mais nous apporterons la preuve que le régime a bien organisé ces frappes avec des armes chimiques », a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision parlementaire française LCP. « Nous avons des éléments qui nous permettront de démontrer que le régime a sciemment utilisé l’arme chimique », a-t-il assuré. Dans un communiqué mercredi soir, le ministre français a indiqué s’être entretenu par téléphone avec son homologue russe Sergueï Lavrov.

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Une attaque démentie par Assad

Le 4 avril, un raid aérien a frappé cette petite ville contrôlée par des rebelles et des djihadistes dans la province d’Idleb, faisant au moins 87 morts, dont 31 enfants. L’opposition a accusé le régime d’avoir utilisé des « obus » contenant du « gaz toxique ». De premières analyses turques effectuées sur des blessés après l’attaque, avaient fait état de la présence de gaz sarin. En représailles, deux navires américains avaient tiré 59 missiles de croisière Tomahawk vers la base aérienne d’Al-Chaayrate, près de Homs.

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a de son côté annoncé que des tests prouvaient de manière « irréfutable » que du gaz sarin ou une substance similaire avait été utilisé. Le président syrien Bachar al-Assad a démenti toute responsabilité de son armée dans cette attaque présumée, qualifiée de « crime de guerre » par Washington, et a accusé les pays occidentaux d’avoir « monté toute cette histoire pour servir de prétexte » aux frappes américaines.