Hugo Chavez affirme avoir les coordonnées du lieu où chercher les otages

COLOMBIE / VENEZUELA Le président vénézuélien parle de faire décoller des hélicoptères jeudi «à la première heure»...

avec agence

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La guérilla colombienne des FARC a donné l'ordre de libérer un groupe d'otages, parmi lesquels figure Clara Rojas, ex-collaboratrice d'Ingrid Betancourt, selon un communiqué publié mardi par l'agence de presse cubaine Prensa Latina.
La guérilla colombienne des FARC a donné l'ordre de libérer un groupe d'otages, parmi lesquels figure Clara Rojas, ex-collaboratrice d'Ingrid Betancourt, selon un communiqué publié mardi par l'agence de presse cubaine Prensa Latina. — ho AFP/Archives

Encore un rebondissement dans l’affaire de la libération des otages des Farc. Mercredi, le président vénézuélien, Hugo Chavez, a affirmé avoir reçu les coordonnées du lieu où pourraient être libérés les deux otages de la guérilla colombienne des Farc et souhaité qu'une nouvelle opération puisse avoir lieu dès jeudi.

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Hugo Chavez a précisé que Caracas avait envoyé une «demande officielle au gouvernement de la Colombie» et attendait l'autorisation d'aller récupérer les otages dans le département colombien de Guaviare (sud-est).

«Espérons que demain (jeudi) à la première heure des hélicoptères du Comité international de la Croix-Rouge décolleront pour se rendre dans le Guaviare», a-t-il déclaré.

Le Haut commissaire colombien pour la paix, Luis Carlos Restrepo, a annoncé mercredi que les préparatifs pour la libération de deux otages des Farc avançaient et que Bogota avait accepté une proposition du Venezuela en ce sens.

La guérilla marxiste des Farc s'est engagée à remettre au dirigeant socialiste du Venezuela deux otages: Clara Rojas, adjointe de l'ex-candidate à la présidentielle Ingrid Betancourt, enlevée avec elle en 2002, et l'ancienne parlementaire Consuelo Gonzalez, capturée en septembre 2001.

La précédente opération humanitaire internationale, chapeautée par le Venezuela pour aller chercher les otages dans la forêt colombienne, s'était soldée par un échec fin décembre. La guérilla avait alors invoqué des opérations de l'armée colombienne dans la région où devait avoir lieu la libération.