Etats-Unis: Donald Trump coupe les vivres des cliniques pratiquant l'avortement

DROITS DES FEMMES Le président américain poursuit sa lutte contre l'avortement...

N. Se. avec AFP

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Donald Trump, le 13 avril 2017 à Washington.

Donald Trump, le 13 avril 2017 à Washington. — Andrew Harnik/AP/SIPA

Donald Trump prendrait-il un malin plaisir à défaire point par point le travail de son précédesseur ? Le président américain a promulgué une loi abrogeant une directive de l’ère-Obama destinée à sanctuariser les financements publics des cliniques du planning familial.

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Il y a deux semaines, le Congrès, à majorité républicaine, avait déjà abrogé la directive, déclenchant la colère des démocrates et de nombreuses associations de défense de l’avortement. La Chambre des représentants avait approuvé le texte en février.

A cause de cette nouvelle mesure, le transfert d’argent public à des cliniques qui pratiquerait des avortements est désormais interdit. Aux Etats-Unis, les fonds publics ne peuvent permettre de subventionner les avortements. Mais les cliniques comme celles du réseau « Planned Parenthood », dont beaucoup pratiquent des IVG, pouvaient jusqu’à présent recevoir des fonds en remboursement d’autres soins de santé, comme des dépistages ou la contraception.

Une guerre contre les femmes

Pour l’opposition démocrate, il s’agit « d’un nouvel épisode de la guerre menée par les Républicains contre les femmes ». Depuis son élection en novembre, Donald Trump a ostensiblement signé plusieurs décrets devant les caméras. Cette fois, il a préféré le faire à huis clos alors qu’il s’est montré, par le passé, plutôt en faveur de « Planned Parenthood » mais pas de ses services d’avortement sécuritaires.

Fin janvier, fidèle à ses promesses électorales, il avait déjà signé un décret rétablissant une loi qui bloque le financement d’ONG internationales soutenant l’avortement. Le 45e président des Etats-Unis tente de reprendre pied sur le plan législatif après ses camouflets successifs sur son décret migratoire et sa tentative avortée d’abroger totalement l’Obamacare.