WikiLeaks est un «service de renseignement hostile», selon le patron de la CIA

ETATS-UNIS Mike Pompeo ne porte pas Julian Assange dans son cœur...

P.B. avec AFP
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Julian Assange au balcon de l'ambassade équatorienne le 5 février 2016.
Julian Assange au balcon de l'ambassade équatorienne le 5 février 2016. — NIKLAS HALLE'N / AFP

C’était sa première sortie officielle. Et le nouveau patron de la CIA avait envie « de ne pas tourner autour du pot ». Selon Mike Pompeo, « WikiLeaks est un service de renseignement hostile » et son fondateur, Julian Assange, « fait cause commune avec les dictateurs ».

Lors de sa première intervention publique depuis sa nomination en février à la tête du service d’espionnage américain, Mike Pompeo a concentré ses propos sur le site spécialisé dans la publication de documents confidentiels et sur d’autres sources de telles données, comme l’ancien sous-traitant de la NSA Edward Snowden.

Selon lui, ils représentent l’une des principales menaces que les Etats-Unis doivent affronter.

« WikiLeaks se comporte comme un service de renseignement hostile et s’exprime comme un service de renseignement hostile. Il est temps de considérer WikiLeaks pour ce qu’il est vraiment, à savoir un service non-étatique de renseignement hostile souvent aidé par des acteurs étatiques comme la Russie », a relevé Pompeo.

WikiLeaks trolle Pompeo

Mike Pompeo semble avoir changé de refrain. En pleine campagne présidentielle, il avait publié un tweet faisant référence aux emails piratés du parti démocrates publiés par WikiLeaks. L’organisation n’a d’ailleurs manqué de le rappeler ce jeudi.


De nombreux républicains avaient également salué la publication des emails du directeur de campagne d’Hillary Clinton, Leon Podesta. Aujourd’hui, la CIA soupçonne la Russie d’avoir fourni ces emails hackés à l’organisation d’Assage.

La CIA a elle-même été récemment directement touchée par des fuites sur WikiLeaks, au sujet de ses techniques de piratage informatique. Et Mike Pompeo a relevé que M. Assange avait beau se présenter comme un justicier, il ne faisait en réalité qu’aider les ennemis des Etats-Unis. « Assange et ses pairs font aujourd’hui cause commune avec les dictateurs. Bien sûr, ils essaient en vain de se draper eux-mêmes et leurs actions dans une démarche de protection de la liberté et de la vie privée. En réalité, ils ne défendent rien d’autre que leur célébrité. Leur monnaie, c’est la course au clic ; leur sens de la morale est inexistant », a estimé le patron de la CIA.