Bush entame sa visite au Proche-Orient

Armelle Le Goff - ©2008 20 minutes

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George W. Bush s'en va-t-en paix au Proche-Orient. Le président américain a quitté hier soir Washington pour Israël. Une première. Il ne s'était pas rendu dans la région depuis 2001 et son premier mandat. Contrairement à son prédécesseur Bill Clinton, qui s'y était énormément investi, le Proche-Orient n'a jamais passionné Bush.

Mais la victoire du Hamas aux élections de janvier 2006, puis la prise de contrôle, en juin dernier, de la bande de Gaza par le parti islamiste semblent avoir réveillé son intérêt. C'est à ce moment-là que serait née l'idée de la conférence internationale d'Annapolis. Avec l'objectif d'amener Israéliens et Palestiniens à la paix avant son départ de la Maison Blanche, en janvier 2009.

Le 27 novembre, la conférence de paix a officiellement relancé le processus, fixant l'établissement d'un Etat palestinien avant la fin de l'année. Evidemment, l'ambition a de quoi faire sourire les sceptiques, nombreux, tant les différends sont anciens et profonds entre les deux parties. D'ailleurs, depuis Annapolis, les négociations menées par le président palestinien, Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien, Ehoud Olmert, n'ont pas abouti. La question des colonies de Cisjordanie reste un sujet majeur d'opposition, l'Etat hébreu refusant de geler leur construction. Malgré tout, Bush continue de jouer l'optimisme : « Je crois que les étoiles sont favorablement alignées », a-t-il affirmé. Vendredi, le président américain rejoindra le Koweït, puis Bahreïn, les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite, avant de finir sa tournée en Egypte le 16 janvier. Ce volet de sa visite sera consacré au nucléaire iranien.