Défense: Thales décroche un mégacontrat de 977 millions d’euros sur dix ans

ECONOMIE Le groupe d'électronique s'engage notamment à fournir les consommables nécessaires au parc des aéronefs des forces armées dans un délai de sept jours...

20 Minutes avec agence

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Le logo du groupe Thales au Bourget, près de Paris, le 23 juin 2013
Le logo du groupe Thales au Bourget, près de Paris, le 23 juin 2013 — Eric Piermont AFP

977 millions d’euros sur une durée de dix ans, dont 70 millions d’euros pour la tranche ferme en 2017. Tel est le contrat décroché par Thales auprès du ministère français de la Défense ou plus précisément par la Structure intégrée de maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la Défense (SIMMAD).

Pneumatiques, câbles, joints

Ce mégacontrat, qui sera pleinement opérationnel en septembre 2017, porte sur « la mise en œuvre d’une logistique optimisée au profit des armées françaises grâce au programme Lorca (Logistique optimisée pour le réapprovisionnement de consommables aéronautiques) », dixit le communiqué de Thales publié ce mardi.

Autrement dit sur, le marché d’approvisionnement logistique de consommables aéronautique (pneumatiques, composants électroniques, câbles, joints, etc.).

47 points de livraisons référencés en France métropolitaine

Le groupe d’électronique de défense s’est ainsi engagé à déployer une organisation logistique comprenant l’approvisionnement, le stockage et l’acheminement 200.000 références de pièces détachées dans les 47 points de livraisons de la SIMMAD et du SIAé (Service Industriel de l’Aéronautique) référencés en France métropolitaine et ce, dans un délai de sept jours. Au menu également : pilotage optimisé des flux, mise en place d’un stock industriel, traitement des obsolescences et maîtrise des centrales d’achats dédiées.

>> A lire aussi : Thales va embaucher 6.000 personnes cette année, dont 2.000 à 2.500 en France

Reste que selon La Tribune, Engie Ineo et Sabena Technics, deux concurrents de Thales ayant répondu à l’appel d’offres de la SIMMAD, ont déposé des recours auprès du Tribunal administratif de Paris. Si l’attribution de cette commande à Thales n’a pas été remise en question, la justice a estimé que les deux plaignants étaient en droit de réclamer une indemnisation.