VIDEO. Corée du Nord: Trump se dit prêt à «régler» le problème sans l'aide de la Chine

ETATS-UNIS Depuis son arrivée à la Maison Blanche, le milliardaire laisse planer la possibilité d’une action militaire contre Pyongyang...

M.C. avec AFP

— 

Donald Trump descend de Air Force One, le 15 mars 2017.
Donald Trump descend de Air Force One, le 15 mars 2017. — DUANE BURLESON/AP/SIPA

« Si la Chine ne règle pas la Corée du Nord, nous le ferons. » A quelques jours de la visite aux Etats-Unis du président chinois Xi Jinping, Donald Trump s’est dit prêt à résoudre seul le problème nord-coréen, sans l’aide de Pékin.

« La Chine décidera de nous aider ou pas avec la Corée du Nord (…) S’ils ne le font pas, ce ne sera bon pour personne », ajoute le président américain dans un entretien au Financial Times publié dimanche. L’intention de montrer sa détermination et sa fermeté avant de recevoir son homologue chinois dans sa résidence privée de Floride, qui ressort clairement de cette interview, ne s’accompagne pas d’autres détails.

Un tête-à-tête tendu s’annonce

L’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, avait déjà déclaré dimanche que les Etats-Unis entendaient « mettre la pression » sur la Chine pour qu’elle « agisse » contre la course à l’arme nucléaire de la Corée du Nord. « Le seul pays qui peut stopper la Corée du Nord est la Chine et ils le savent (…) Ils doivent agir et nous allons continuer à mettre la pression sur la Chine pour qu’ils agissent », a-t-elle martelé sur la chaîne américaine ABC.

Donald Trump lui-même avait reconnu jeudi sur Twitter que la rencontre avec Xi Jinping serait « très difficile », en raison notamment des différends commerciaux entre les deux grandes puissances.

Mais « la conversation la plus importante sera comment nous allons gérer la non-prolifération de la Corée du Nord », a estimé Nikki Haley, laissant augurer d’un tête-à-tête tendu entre les deux dirigeants sur le dossier nord-coréen.

Trump laisse planer la possibilité d’une action militaire contre la Corée du Nord

Pékin a déjà annoncé la fin de ses importations de charbon nord-coréen, conformément aux sanctions de l’ONU visant à convaincre ce pays de renoncer à ses programmes nucléaire et balistique. Une mesure jugée insuffisante par Nikki Haley. « Nous savons que (le charbon) rentre par d’autres moyens. Nous voulons voir des actions fortes de la Chine pour condamner la Corée du Nord et non pas seulement des paroles », a-t-elle ajouté.

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump laisse planer la possibilité d’une action militaire contre la Corée du Nord, si cette dernière refuse d’obtempérer. Début mars, le président américain avait indiqué être prêt à utiliser « la totalité des capacités militaires des Etats-Unis » pour « contrer les missiles balistiques nord-coréens ». L’option militaire « a toujours été sur la table », a rappelé dimanche l’ancien ministre de la Défense de Barack Obama, Ashton Carter.

« En 1994, j’ai travaillé sur un plan pour une frappe préventive [sur la Corée du Nord] dont nous n’avons pas eu besoin. Nous avons ces options. Nous devons les conserver », a-t-il dit, également sur la chaîne ABC. Selon lui, les réticences de Chine à aller trop loin sur la Corée du Nord, s’expliquent par la crainte de Pékin de voir le régime de Pyongyang s’effondrer. « Ils ont peur d’un effondrement de la Corée du Nord (…) qui créerait une Corée unifiée, alliée aux Etats-Unis, à leur frontière. »