Kenya: L’opposition veut une nouvelle élection, le gouvernement est contre

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A la fin de la campagne, M. Odinga a accusé le gouvernement de préparer des fraudes, avertissant qu'il "n'accepterait pas le résultat d'élections truquées". M. Kibaki a rejeté ces accusations, qui ont fait monter la tension dans les jours précédant le scrutin
A la fin de la campagne, M. Odinga a accusé le gouvernement de préparer des fraudes, avertissant qu'il "n'accepterait pas le résultat d'élections truquées". M. Kibaki a rejeté ces accusations, qui ont fait monter la tension dans les jours précédant le scrutin — Tony Karumba AFP/Archives

Le Mouvement démocratique orange du chef de l'opposition kenyane Raila Odinga, qui conteste la réélection du président Mwai Kibaki, réclamait l'organisation d'un nouveau scrutin présidentiel d'ici à trois mois... Peine perdue, le gouvernement a exclut, vendredi, tout nouveau scrutin.


Odinga, qui a appelé ses partisans à un nouveau rassemblement à Nairobi, vendredi, estime que le scrutin a été truqué. Une opinion partagée par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner.


«On dit c'est une guerre ethnique, oui, mais c'est aussi une guerre pour la démocratie. Est-ce que les élections ont été truquées ou non? Je le pense, beaucoup le pensent», a-t-il déclaré sur RTL.


356 morts


L'annonce de la victoire du président sortant Mwai Kibaki a immédiatement été suivie d'une flambée de violences meurtrières notamment dans les bidonvilles de Nairobi et les grandes villes de l'ouest du pays, bastions électoraux de son rival Raila Odinga.


Ces violences ont fait au moins 356 morts depuis le 27 décembre, jour du scrutin, selon un bilan établi par l'AFP sur la base d'informations de sources policières, hospitalières et de plusieurs morgues.