Référendum d'indépendance: L'Ecosse demande officiellement l'autorisation au gouvernement britannique

REFERUNDUM Une demande formelle qui intervient deux jours après le déclenchement du Brexit...

Manon Aublanc avec AFP
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La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon écrivant la lettre de demande officielle de référendum d'indépendance à Minister Theresa May à Bute House, à Edinburgh, le 30 mars 2017.
La Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon écrivant la lettre de demande officielle de référendum d'indépendance à Minister Theresa May à Bute House, à Edinburgh, le 30 mars 2017. — Stuart Nicol / The Scottish Government / AFP

La Première ministre de l’Ecosse, Nicola Sturgeon, a annoncé ce vendredi avoir formellement demandé au gouvernement britannique « le pouvoir d’organiser un second référendum d’indépendance », deux jours après le déclenchement de la procédure de sortie de l’Union européenne. La dirigeante du parti national écossais SNP a fait parvenir une lettre à la Première ministre britannique Theresa May dans laquelle elle souligne que « le peuple écossais doit avoir le droit de choisir son propre avenir ».


Le parlement régional d’Ecosse s’est prononcé mardi, par un vote avec 69 voix contre 59, en faveur de ce nouveau référendum, moins de trois ans après celui perdu en septembre 2014 (55 % contre 45 %).

« Pas le bon moment » pour Theresa May

Nicola Sturgeon, qui justifie la tenue d’un second référendum par le vote de 62 % Ecossais en faveur d’un maintien dans l’UE, souhaite que la nouvelle consultation ait lieu entre fin 2018 et début 2019. Elle a déclaré en début de semaine qu’il serait « démocratiquement indéfendable » que Londres refuse d’accéder à la demande du Parlement écossais d’un nouveau référendum.

Mais la Première ministre britannique Theresa May a déjà prévenu que ce n’était « pas le bon moment », alors que vient de débuter une période de deux ans de discussions complexes avec Bruxelles pour négocier le Brexit.

48 % des Ecossais seraient opposés à ce référendum 

Nicola Sturgeon a besoin de l’accord du gouvernement et du Parlement de Westminster pour organiser cette seconde consultation. Si Theresa May a le pouvoir de bloquer l’initiative, les analystes estiment qu’il sera compliqué de la repousser indéfiniment. Anticipant un rejet de Londres, Nicola Sturgeon a indiqué qu’elle allait annoncer après les vacances de Pâques les prochaines étapes de son projet.

Il lui restera à convaincre les Ecossais du bien-fondé d’un nouveau référendum. Selon un sondage publié vendredi par l’institut Survation, 46 % préféreraient s’en passer alors qu’ils seraient 41 % à y être favorables. Dans la même enquête, 48 % des Ecossais se disent opposés à l’indépendance, contre 43 % à souhaiter une rupture avec le reste du Royaume-Uni (9 % d’indécis).