Venezuela: Inquiétude de Mariano Rajoy après le «coup d'Etat» de Maduro

POLITIQUE « Sans séparation des pouvoirs, la démocratie est brisée »…

20 Minutes avec AFP
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Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy
Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy — Andreu Dalmau/SIPA

La Cour suprême vénézuélienne a décidé de s’octroyer les pouvoirs du Parlement. Et cette décision inquiète. Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a déclaré que sans séparation des pouvoirs « la démocratie est brisée ».

« Sans séparation des pouvoirs, la démocratie est brisée. Pour la liberté, la démocratie et l’Etat de droit au Venezuela », a tweeté le dirigeant conservateur.

Tous les pouvoirs concentrés

Le Venezuela, dirigé par le socialiste Nicolas Maduro, s’est attiré les foudres de nombreux Etats du continent américain et d’organisations internationales, plusieurs l’accusant de « coup d’Etat », après que la Cour suprême, réputée proche du pouvoir, a décidé de s’octroyer les pouvoirs du Parlement, dominé par l’opposition.

Le successeur d’Hugo Chavez (1999-2013) concentre désormais tous les pouvoirs : exécutif, législatif, judiciaire, et l’armée.

L’Espagne, principal interlocuteur de l’Amérique latine au sein de l’ Union européenne, a reçu ces dernières années de nombreux émigrés vénézuéliens fuyant la grave crise économique et politique que connaît leur pays.

La situation dans le pays sud-américain s’invite régulièrement dans le débat politique espagnol, le parti de gauche radicale Podemos, troisième force parlementaire, étant régulièrement accusé de proximité avec le régime de Caracas.

Les opposants soutenus par la droite espagnole

« Il est très important que les systèmes démocratiques ouverts en Amérique latine soient préservés », a déclaré jeudi soir Pablo Bustinduy, chargé des relations internationales du parti.

Vendredi matin, la plupart des journaux consacraient leurs gros titres au Venezuela : El Pais, quotidien généraliste le plus vendu du pays, de centre gauche, titrait « Maduro annule le Parlement pour consolider sa dictature », tandis que le très conservateur La Razon consacrait son éditorial au « Coup d’Etat au Venezuela ».

La droite au pouvoir en Espagne soutient ouvertement les opposants vénézuéliens, notamment Lilian Tintori, femme de l’opposant Leopoldo Lopez emprisonné au Venezuela.

« Je condamne avec énergie le coup d’Etat de la dictature chaviste contre la séparation des pouvoirs, l’opposition et la démocratie », a aussi tweeté Pablo Casado, député conservateur.