Crash Germanwings: Le père du copilote remet en cause la thèse du suicide

DECLARATION Une déclaration qui a suscité l’indignation…

Manon Aublanc (avec AFP)

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Des gendarmes et enquêteurs à l'oeuvre sur le site du crash de l'Airbus A320 de la compagnie Germanwings, le 26 mars 2015 dans les Alpes françaises
Des gendarmes et enquêteurs à l'oeuvre sur le site du crash de l'Airbus A320 de la compagnie Germanwings, le 26 mars 2015 dans les Alpes françaises — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT AFP

Deux ans après le crash de l’A320 de Germanwings dans les Alpes françaises, le père du pilote qui a fait s’écraser l’appareil a mis en cause, ce vendredi, la thèse de l’acte suicidaire d’un dépressif, suscitant l’indignation.

« Nous aussi nous cherchons des réponses », a assuré Günter Lubitz, père du copilote Andreas Lubitz, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse à Berlin, pour la première fois depuiscette catastrophe qui a fait 149 victimes.

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« Notre fils n’était pas dépressif au moment du crash »

Le 24 mars 2015, à bord du vol 4U 9525 reliant Barcelone à Düsseldorf, son fils de 27 ans, sous antidépresseurs, a profité de l’absence momentanée du pilote du cockpit pour projeter l’appareil contre une montagne du sud des Alpes, selon les enquêteurs.

« Depuis deux ans je suis comme les autres proches : je suis frappé de stupeur devant cette tragédie, a ajouté le père. Ce que je vous dis maintenant, je le dis avec beaucoup de précaution car cela peut facilement être mal compris ». « Notre fils n’était pas dépressif au moment du crash, a-t-il affirmé, mais une personne optimiste, responsable et engagée ».

A son côté, un journaliste spécialiste de l’aviation civile, Tim van Beveren, a mis en cause les conclusions de l’enquête en pointant ce qu’il a présenté comme des erreurs et des incohérences.

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Une attitude jugée irresponsable

Elmar Giemulla, avocat de proches de victimes du crash a jugé la démarche de M. Lubitz « irresponsable » et dénoncé une provocation, notamment parce que son offensive médiatique intervient le jour des commémorations de ce crash.

Dès jeudi, le procureur de Düsseldorf, Christoph Kumpa, avait souligné que l’attitude du père était « humainement compréhensible », mais qu’il n’y avait « pas de raison » autre que le suicide pour expliquer la catastrophe, selon l’agence DPA. Le ministère allemand des Transports a également assuré n’avoir « aucune raison de douter » des conclusions de l’enquête.

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Une cérémonie de commémoration 

Dans le sud des Alpes françaises, environ 500 proches des victimes du crash se sont recueillis vendredi à la cathédrale de Digne-les-Bains, pour une cérémonie œcuménique. Certaines des familles devaient ensuite se rendre sur le lieu du crash, à près de 1.500 mètres d’altitude, où une balise marque le point d’impact.

Au Vernet, le village le plus proche de l’endroit où s’est écrasé l’appareil, une œuvre commémorative devait également être dévoilée.

En Allemagne, les quelque 1.200 élèves du lycée Joseph-König de Haltern-am-See, dans l’ouest du pays, ont observé cinq minutes de silence à partir de 10h41, heure à laquelle s’est écrasé l’avion dans lequel 16 élèves et deux enseignants sont morts. « Nous ne vous avons pas oubliés et nous ne vous oublierons pas », a assuré le directeur de l’établissement, Ulrich Wessel, cité par DPA.