Attaque à Londres: Jean-Marc Ayrault rendra visite jeudi aux trois lycéens français blessés

TERRORISME Le pronostic vital des lycéens n'est pas engagé mais leurs camarades sont toujours sous le choc…

C.P. avec C.Po et D.B.

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Des ambulanciers évacuent un blessé près du Parlement britannique, après l'attaque qui a frappé Londres mercredi 22 mars.
Des ambulanciers évacuent un blessé près du Parlement britannique, après l'attaque qui a frappé Londres mercredi 22 mars. — Matt Dunham/AP/SIPA

« Solidarité avec nos amis britanniques terriblement frappés, plein soutien aux élèves français blessés, à leurs familles et leurs camarades. » C’est par ce tweet que le Premier ministre Bernard Cazeneuve a confirmé ce mercredi une information du Telegraph.

Contactés par 20 Minutes, le ministère de l’Intérieur et le ministère des Affaires étrangères ont confirmé que trois élèves du lycée Saint-Joseph de Concarneau (Finistère) en voyage scolaire dans la capitale britannique avaient été blessés lors de l’attaque à la voiture bélier survenue ce mercredi après-midi sur le pont de Westminster à côté du Parlement britannique. Leur pronostic vital n’est pas engagé rapporte, ce mercredi soir, Bernard Musset, sous-préfet de Châteaulin (Finistère).

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Un avion de la flotte gouvernementale est parti mercredi soir pour Londres avec les familles des trois étudiants blessés. Elles sont prises en charge sur place par l’ambassade de France.

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, actuellement à Washington, a annoncé sur Twitter qu’il se rendra jeudi à Londres auprès des blessés français et y rencontrera « les autorités » britanniques.

« Trois d’entre nous ont été frappés »

Plus tôt dans la journée, la préfecture du Finistère indiquait que deux des trois élèves blessés étaient dans un état grave. « Il s’agit d’un groupe de 92 ou 93 élèves. Sur les trois blessés, deux sont dans un état grave », a déclaré à l’AFP Bernard Musset, le sous-préfet de Châteaulin de permanence.
Aucune autre information sur leur état de santé n’avait été divulguée,mais selon les propos du professeur des élèves, interrogé par le Telegraph, leur état était préoccupant : « Trois d’entre nous ont été frappés, nous ne savons pas s’ils sont morts ou pas. Je ne peux pas parler davantage, je ne sais pas quoi dire ».

Au lycée de Concarneau, l’émotion est très forte. « C’était des élèves de seconde qui ont entre 15 et 16 ans… C’est un choc pour tous les élèves qui sont au lycée et même au collège. Les élèves qui étaient là-bas et qui ont vu leurs camarades se faire percuter par une voiture, c’est un choc extrême ! », a déclaré Enzo, 17 ans, en première ES à l’AFP.
Johan, un élève du lycée Saint-Joseph qui participait également au voyage scolaire, a raconté au quotidien Ouest France : « Il y avait une barrière qui nous séparait mais elle a cédé et la voiture a foncé sur les élèves ». Il était présent sur le pont de Westminster au moment de l’attaque, avec 35 autres camarades, et dit avoir été pris en charge par des psychologues. Le groupe était arrivé dimanche matin à Londres et devait repartir vendredi dans le Finistère.

Le bilan de l’attaque s’est alourdi à 5 morts et plus de 40 blessés pendant la nuit.