Les six Français de l'Arche de Zoé incarcérés à Fresnes

JUSTICE Ils ont été rapatriés du Tchad vendredi pour purger leur peine......

Avec agence

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Members of the French aid group Zoe's Ark, who were sentenced to hard labour in Chad for trying to kidnap 103 children, board an aircraft at N'Djamena airport December 28, 2007, as they prepare to fly out of the African nation to France, where they are due to serve their sentences in jail.    CHAD)
Members of the French aid group Zoe's Ark, who were sentenced to hard labour in Chad for trying to kidnap 103 children, board an aircraft at N'Djamena airport December 28, 2007, as they prepare to fly out of the African nation to France, where they are due to serve their sentences in jail.    CHAD) — REUTERS/Luc Gnago

Les six membres français de L'Arche de Zoé, condamnés mercredi à huit ans de travaux forcés à N'Djamena pour «tentative d'enlèvement d'enfants» ont été incarcérés dans la nuit de vendred à samedi Fresnes (Val-de-Marne), où un hôpital pénitentiaire est situé dans la même enceinte que la maison d'arrêt.. Peu avant il avaient été transférés vers la France depuis le Tchad.

Christine Peligat, épouse de l'un d'entre eux a expliqué à l'AFP qu'elle avait «reçu un coup de fil du ministère de la Justice qui avait fait savoir aux familles que les condamnés seraient incarcérés à Fresnes pour les dix ou quinze jours qui viennent», avant d'intégrer des lieux de détention plus proches de leur domicile.

«Permission»

Par ailleurs, «une permission de visite a été accordée aux familles dès samedi, de 09 heures à 10 heures et de 14 heures à 15 heures». Les familles n'ont pas pu voir les six Français vendredi soir.

Le Tchad a «répondu favorablement» à la demande émise par Paris de transfèrement en France des six membres français de L'Arche de Zoé, condamnés mercredi à N'Djamena à huit ans de travaux forcés pour «tentative d'enlèvement d'enfants», a annoncé jeudi une source officielle.

Leurs peines commuées à huit ans d'emprisonnement ?

Les prisonniers sont escortés par des policiers ou des gendarmes français, des gendarmes tchadiens, mais aussi par des avocats des parties civile tchadiennes et probablement par un représentant des familles des enfants «pour vérifier que les condamnés sont bien incarcérés une fois arrivés en France», a précisé le ministre tchadien.

Les six Français devront être présentés au procureur de leur lieu d'arrivée, puis au tribunal correctionnel qui décidera par quelle peine substituer les huit ans de travaux forcés, qui n'existent plus en droit français. Cela pourrait être huit ans d'emprisonnement, a fait valoir jeudi une source judiciaire française.