La guérilla colombienne des FARC a donné l'ordre de libérer un groupe d'otages, parmi lesquels figure Clara Rojas, ex-collaboratrice d'Ingrid Betancourt, selon un communiqué publié mardi par l'agence de presse cubaine Prensa Latina.
La guérilla colombienne des FARC a donné l'ordre de libérer un groupe d'otages, parmi lesquels figure Clara Rojas, ex-collaboratrice d'Ingrid Betancourt, selon un communiqué publié mardi par l'agence de presse cubaine Prensa Latina. — ho AFP/Archives

COLOMBIE

Opération aéroportée pour la libération des otages

Vendredi soir à 20h30...

La libération des trois otages de la guerilla Farc avance. L'opération de récupération devrait intervenir vendredi.

Vers 15h00 (20h30 à Paris), des hélicoptères vont s'envoler de l'aéroport vénézuélien de Santo Domingo (Venezuela, proche de la frontière avec la Colombie. Ils se dirigeront vers Villavicencio, ville située à 100 km de Bogota, une base logistique de l'opération.

Emissaires internationaux

«(Vendredi) vers 15h00 des hélicoptères et leur équipage vont décoller. L'un d'eux sera médicalisé. C'est le détachement avancé de l'opération», a déclaré le président vénézuelien Hugo Chavez à des journalistes, alors qu'il se trouvait en compagnie de l'ex-président argentin Nestor Kirchner, l'un des émissaires internationaux qui superviseront la mission.

Les Farc ont promis de libérer Clara Rojas, 44 ans, assistante de l'ex-candidate présidentielle Ingrid Betancourt, enlevée avec elle en février 2002, son fils Emmanuel de 3 ans, ainsi que l'ex-parlementaire Consuelo Gonzalez, 57 ans, en captivité depuis septembre 2001.

«Opération humanitaire»

Les hélicoptères se dirigeront ensuite vers le point de remise des otages, qui sera décidé par les Farc et tenu secret, puis ils repartiront vers Villavicencio ou directement vers le Venezuela.

Aucune information n'a filtré sur l'heure à laquelle devait s'achever cette «opération humanitaire» élaborée par Hugo Chavez. Selon un diplomate en poste à Caracas qui a requis l'anonymat, elle prendrait fin probablement vendredi soir.

Mission pas sans risque

L'initiative est soutenue par la France, la Suisse et cinq pays latino-américains (Argentine, Bolivie, Brésil, Cuba, Equateur). L'intervention aérienne se déroulera sous l'égide du Comité international de la Croix-rouge (CICR) et les avions vénézuéliens utilisés porteront le sigle du CICR.

La mission n'est pas sans risque car elle doit se dérouler dans une zone de conflit entre la guérilla marxiste des Farc, l'armée régulière colombienne et les groupes paramilitaires d'extrême-droite, liés au pouvoir.

CICR sur le fuselage

Hugo Chavez a remercié Alvaro Uribe pour sa «réponse rapide sans condition», quand le président colombien a approuvé le plan vénézuélien de récupération des otages.

Contre toute attente, le président colombien a donné son accord à une opération menée par des soldats vénézuéliens sur le sol colombien, à 100 km environ de la capitale Bogota.

Pour ménager les autorités colombiennes, le fuselage des avions et hélicoptères utilisés par les militaires vénézuéliens sera marqué du sigle du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).