Corée du Sud: La destitution de la présidente confirmée

MONDE Park Geun-Hye a été limogée par la Cour constitutionnelle...

20 Minutes avec AFP
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La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye.
La présidente sud-coréenne Park Geun-Hye. — JUNG Yeon-Je / AFP

Plus dure sera la chute. La plus haute instance judiciaire de Corée du Sud a entériné vendredi la destitution de la présidente Park Geun-Hye, qui est ainsi emportée par un retentissant scandale de corruption.

Les agissements de Mme Park «ont porté gravement atteinte à l'esprit (...) de la démocratie et de l'Etat de droit», a déclaré le président de la Cour constitutionnelle, Lee Jung-Mi. «La présidente Park Geun-Hye (...) a été congédiée».

La décision unanime des juges de la Cour, qui valident ainsi la destitution le 9 décembre de Mme Park par l'Assemblée nationale, constitue le point d'orgue politique de ce scandale à rebondissements. Elle signifie que Park doit quitter la Maison bleue, la présidence sud-coréenne, et qu'une élection présidentielle anticipée devra être organisée sous 60 jours. Park Geun-Hye, premier chef de l'Etat sud-coréen limogé de la sorte, perd aussi son immunité présidentielle, ce qui l'expose à d'éventuelles poursuites judiciaires.

Des millions de dollars soutirés

Le scandale est centré sur la confidente de l'ombre de la présidente, Choi Soon-Sil, jugée pour avoir soutiré des millions de dollars à de grands groupes industriels. La Cour a estimé que l'élue avait enfreint la loi en permettant à son amie de se mêler des affaires de l'Etat.

«Le président doit user de son pouvoir conformément à la Constitution et aux lois et les détails de son travail doivent être transparents, afin que le peuple puisse évaluer son travail», dit l'arrêt. «Mais Mme Park a complètement dissimulé les ingérences de Mme Choi dans les affaires de l'Etat, les a démenties quand des soupçons ont émergé et a même critiqué ceux qui avaient émis ces soupçons».