Journées des droits des femmes: Cinquante pays du monde lancent une grève internationale des femmes

MOBILISATION Sachez mesdames, qu’en France, vous êtes invitées à quitter vos postes de travail à 15h40...

C. Ape.

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Une — WASHINGTON, ETATS-UNIS

C’est une première. Une cinquantaine de pays ont décidé, en ce mercredi 8 mars, de lancer une grève internationale des femmes pour répondre à la violence « sociale, légale, politique, psychologique et verbale que les femmes subissent sous différentes latitudes », rapporte Le Monde. « Si nos vies ne valent rien, produisez donc sans nous ! », peut-on lire sur le site parodemujeres.com (grèves des femmes), qui recense les différentes mobilisations.

Les actions organisées à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes sur les cinq continents sont ainsi coordonnées et ont toutes pour slogan « la solidarité est notre arme ».

15 h 40

Cette initiative est suivie en France, aux Etats-Unis, en Allemagne, en Espagne, en Ukraine, en Russie, en Turquie, en Israël, au Pakistan, au Tchad, mais aussi au Brésil, au Pérou, au Mexique, en Corée du Sud ou en Thaïlande, précise le quotidien.

>> A lire aussi : Les droits des femmes, toute une histoire?

Sachez mesdames, qu’en France, vous êtes invitées à quitter vos postes de travail à 15h40. Le salaire des femmes est en effet, en moyenne 26 % moins élevé que celui des hommes. « C’est comme si elles arrêtaient tous les jours d’être payées à 15h40 », explique le site du collectif de 35 associations féministes, syndicats (CGT, FSU, Solidaires), ONG et organisations de jeunesse.

Un « jour sans femme »

Cette idée, de rassembler les initiatives sous une même bannière, est née en Pologne, après une manifestation pour le droit à l’avortement en octobre dernier. Un projet de loi visait à interdire l’interruption volontaire de grossesse purement et simplement. Les Sud-Coréennes avaient emboîté le pas aux Polonaises quelques jours plus tard. En Amérique latine, des femmes s’étaient donné rendez-vous le 19 octobre à l’appel du collectif argentin Ni Una Menos (Pas une femme de moins), contre les violences machistes.

La militante polonaise et écrivaine Klementyna Suchanow, touchée par ces initiatives, échange avec une militante féministe argentine. Un groupe Facebook voit le jour, tout comme l’idée d’un « jour sans femmes », le 8 mars 2017.