John Kelly, le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, le 6 mars 2017 à Washington.
John Kelly, le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, le 6 mars 2017 à Washington. — Susan Walsh/AP/SIPA

IMMIGRATION

VIDEO. Washington songe à séparer les enfants clandestins de leurs parents

Nouvelles déclarations chocs du secrétaire américain à la Sécurité intérieure John Kelly, sur CNN…

Endiguer l’immigration, l’obsession de Donald Trump. Alors qu’il vient de signer un nouveau décret migratoire, l’actuel chef de l’Etat envisage encore de durcir sa politique.

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Le secrétaire américain à la Sécurité intérieure John Kelly, homme de confiance du président américain, a déclaré lundi qu’il envisageait de séparer les enfants de leurs parents immigrés clandestins dans le but de décourager un maximum de personnes d’entrer aux Etats-Unis illégalement.
« Je ferais presque n’importe quoi pour dissuader les gens d’Amérique centrale de se lancer dans ces réseaux très dangereux qui les amènent à travers le Mexique et jusqu’aux Etats-Unis », a-t-il affirmé dans une interview sur CNN.

« Nous avons beaucoup d’expérience pour nous occuper des mineurs non accompagnés » en les mettant dans des foyers spécialisés ou en les rapprochant de familles d’accueil, a souligné John Kelly.

Le Mexique serait lui aussi déterminé à détruire ces réseaux de passeurs très dangereux dans lesquels une immense majorité de femmes subissent des violences sexuelles, selon l’ancien général, désormais en charge du contrôle de l’immigration et de la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique.

John Kelly, féroce partisan des décrets anti-immigration

John Kelly est à la tête du troisième plus grand ministère des Etats-Unis (après ceux de la Défense et des Anciens combattants), pour lequel travaillent 240.000 fonctionnaires et qui chapeaute 22 agences fédérales ayant pour mission de « protéger le pays des nombreuses menaces auxquelles il est confronté ».

A ce titre, l’ancien général est un des féroces partisans des décrets anti-immigration édictés par Donald Trump. Il avait notamment vivement regretté que le premier décret pris fin janvier soit bloqué en justice, estimant que les juges américains vivaient « dans une bulle » qui les empêchait de voir la véritable menace pour le pays.