Assassinat de Kim Jong-nam: Deux femmes inculpées en Malaisie

MALAISIE Elles risquent la peine de mort par pendaison...

M.C. avec AFP

— 

L'une des femmes inculpées pour l'assassinat de Kim Jong-nam est escortée par la police à la sortie du tribunal, dans la banlieue de Kuala Lumpur le 1er mars 2017.
L'une des femmes inculpées pour l'assassinat de Kim Jong-nam est escortée par la police à la sortie du tribunal, dans la banlieue de Kuala Lumpur le 1er mars 2017. — Daniel Chan/AP/SIPA

L’audience devant le tribunal, dans la banlieue de Kuala Lumpur, a duré moins de 20 minutes. Les deux femmes interpellées dès le début de « l’affaire » ont été inculpées mercredi par la justice malaisienne pour l’assassinat de Kim Jong-nam, demi-frère tombé en disgrâce du dirigeant de la Corée du Nord.

>> A lire aussi : Une des suspectes dit «avoir touché 90 dollars»

Siti Aisyah, une Indonésienne de 25 ans, et Doan Thi Huong, une Vietnamienne de 28 ans, ont chacune été inculpées pour les faits. Les deux suspectes, menottées et vêtues de tee-shirts, sont arrivées au tribunal sous bonne escorte. En cas de condamnation, elles encourent la peine de mort par pendaison.

Une mort « rapide et très douloureuse »

Les enquêteurs les accusent d’avoir porté du VX, agent neurotoxique indolore et inodore classé comme arme de destruction massive, au visage de la victime. Les autorités malaisiennes ont déclaré que Kim Jong-nam avait succombé à une mort « rapide et très douloureuse ». Les deux femmes affirment avoir été dupées et avoir cru participer à un vidéo gag, alors que la police malaisienne assure qu’elles savaient ce qu’elles faisaient. Leur procès ne devrait pas commencer avant plusieurs mois.

>> A lire aussi : Les deux suspectes ont été «entraînées pour cette attaque»

Depuis le début de cette affaire aux relents de Guerre froide, la Corée du Sud pointe un doigt accusateur sur son voisin du Nord, citant un « ordre permanent » du dirigeant Kim Jong-un pour éliminer son demi-frère, critique du régime parmi les plus hermétiques au monde.

Pyongyang a dépêché en Malaisie un haut diplomate, pour tenter de récupérer le corps de Kim Jong-nam, qu’elle n’a toujours pas officiellement identifié comme étant la victime. Les autorités nord-coréennes n’ont pas accepté les conclusions de l’autopsie.