La Maison Blanche condamne le meurtre «raciste» d'un ingénieur indien avec une semaine de retard

ETATS-UNIS Le tireur, qui pensait s'attaquer à «deux Iraniens» est accusé d'avoir crié «Sortez de mon pays»...

20 Minutes avec AFP

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Des pancartes anti-Trump lors des funérailles de Srinivas Kuchibhotla, un ressortissant indien tué dans le Kansas le 22 février 2017.
Des pancartes anti-Trump lors des funérailles de Srinivas Kuchibhotla, un ressortissant indien tué dans le Kansas le 22 février 2017. — Mahesh Kumar A./AP/SIPA

Mieux vaut tard que jamais. La Maison Blanche a condamné mardi l’attaque « motivée par une haine raciste » contre deux ressortissants indiens la semaine passée dans le Kansas, à l’issue de laquelle une des victimes était décédée et l’autre blessée, un fait divers qui avait créé l’émoi jusqu’en Inde.

Après des critiques sur le silence de Donald Trump sur cette attaque, perpétrée par un homme blanc qui aurait crié « sortez de mon pays » au moment de tirer, une porte-parole de l’exécutif américain a dit que Donald Trump pourrait revenir sur ce fait divers lors de son discours devant le Congrès mardi soir, et qu’il condamnait la violence.

L’attaque a lieu mercredi dans un bar de la banlieue de Kansas City (centre des Etats-Unis). Le tireur présumé, Adam W. Purinton, âgé de 51 ans a tiré sur deux ingénieurs indiens et tué Srinivas Kuchibhotla, 32 ans. Il a ensuite trouvé refuge dans un autre restaurant a proximité où il s’était vanté d’avoir tué « deux Iraniens », selon des propos d’une serveuse rapportés par plusieurs médias locaux, avant d’être appréhendé par la police.

Hausse des délits racistes

Cette attaque est survenue dans un contexte tendu aux Etats-Unis, qui ont connu une Interrogé la semaine dernière, le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, avait qualifié « d’absurde » l’idée qu’il existait un lien entre l’augmentation des délits racistes et antisémites ces derniers mois et la rhétorique de Donald Trump sur l’immigration.

Le journal Times of India a écrit dans un éditorial que le meurtre avait choqué la communauté indienne aux Etats-Unis et pressé Donald Trump « de dire clairement qu’une telle haine n’est pas acceptable en Amérique ».