La libération des 3 otages des Farc «est en cours»

Sa. C. avec agence

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La guérilla des FARC a fait mardi un geste spectaculaire avec l'annonce de la libération de trois otages dont Clara Rojas, l'assistante d'Ingrid Betancourt, tout en opposant une fin de non-recevoir aux dernières propositions du président colombien Alvaro Uribe.
La guérilla des FARC a fait mardi un geste spectaculaire avec l'annonce de la libération de trois otages dont Clara Rojas, l'assistante d'Ingrid Betancourt, tout en opposant une fin de non-recevoir aux dernières propositions du président colombien Alvaro Uribe. — ho AFP/Archives

Plus rapide que prévue, la libération des trois otages, annoncée mardi par la guérilla colombienne des Farc, «est en cours», a affirmé mercredi l'ex-mari d'Ingrid Betancourt Fabrice Delloye, citant des informations d'un émissaire.

«C'est vrai (...) qu'ils ont quitté le périmètre de sécurité des Farc et donc ils sont en mouvement, il faut les attendre», a-t-il ajouté sur la radio Europe 1. «Les informations que nous avons reçues c'est celles que j'ai eues personnellement avec un émissaire qui connaît les Farc et qui les rencontrées récemment», a-t-il indiqué.

Prudence selon Kouchner

Cet émissaire a confirmé «que la libération est en cours», a-t-il ajouté. Fabrice Delloye a dit espérer que Clara Rojas allait «vite apparaître, normalement au Venezuela en compagnie de son bébé et en compagnie de la sénatrice Consuelo Gonzalez».

«Je n'ai pas d'informations supplémentaires» sur le processus de libération, a dit de son côté le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, soulignant qu'il fallait rester «prudent».

Parmi ces otages figurent l'ancienne collaboratrice d'Ingrid Betancourt, Clara Rojas, enlevée avec elle le 23 février 2002, et son fils né en captivité.

Mercredi, François Fillon a déclaré que la France était prête à accueillir des guérilleros qui seraient libérés en échange des otages.

Caracas a appelé Bogota à reconnaître les résultats obtenus par le président vénézuélien Hugo Chavez auprès de la guérilla colombienne des Farc. «Il n'y a personne en Amérique latine ou dans le monde qui ne reconnaisse les efforts opiniâtres et soutenus du président Chavez pour la paix en Colombie», a déclaré le ministre vénézuélien de l'Intérieur Pedro Carreño
«Ne pas reconnaître ce résultat relèverait de la mesquinerie politique, de l'injustice. Même les FARC le reconnaissent à travers leur geste», a poursuivi le ministre.