Corée du Sud: L'héritier de l'empire Samsung Lee Jae-yong inculpé pour corruption

JUSTICE Lee Jae-yong, 48 ans, fils du président du premier conglomérat sud-coréen, avait été placé en détention provisoire par la justice, à la demande des enquêteurs, le 17 février…

20 Minutes avec AFP
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Lee Jae-yong, fils du président de Samsung, a été mis en examen.
Lee Jae-yong, fils du président de Samsung, a été mis en examen. — Ahn Young-joon/AP/SIPA

L’héritier de l’empire Samsung Lee Jae-yong et quatre cadres dirigeants du premier fabricant mondial de smartphones ont été mis en examen ce mardi pour corruption dans le cadre du vaste scandale à rebondissements qui secoue la Corée du Sud depuis des mois, ont annoncé les enquêteurs. Par ailleurs, trois d’entre eux (cadres dirigeants) ont d’ores et déjà démissionné, a annoncé le groupe.

« Les enquêteurs spéciaux ont mis en examen le vice-président de Samsung Electronics Lee Jae-yong pour corruption, abus de biens sociaux, dissimulation d’actifs à l’étranger (…) et parjure », a déclaré Lee Kyu-chul, porte-parole de l’équipe spéciale planchant sur cette affaire qui a valu à la présidente Park Geun-hye d’être destituée.

Cette mise en examen signifie de manière quasi certaine qu’il sera renvoyé, avec ses quatre collègues, devant un tribunal, ajoutant encore à l’onde de choc pour un groupe qui pèse le cinquième de l’économie sud-coréenne. Samsung se remet à peine de la débâcle de son smartphone aux batteries explosives.

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Des millions de dollars de pots-de-vin 

Petit-fils du fondateur de Samsung, Lee Jae-yong est accusé entre autres d’avoir versé près de 40 millions de dollars de pots-de-vin à la confidente de l’ombre de Park, en contrepartie de faveurs politiques. Toutefois, ce dernier dément toutes les charges qui pèsent sur ses épaules.

Ses collègues sont poursuivis pour des chefs similaires, à l’exception de celui de parjure. Le scandale est centré sur Choi Soon-sil, amie de Park, accusée de s’être servie de son influence pour soutirer des millions de dollars aux entreprises et se mêler des affaires de l’Etat.

Trois cadres dirigeants de Samsung, le premier conglomérat de Corée du Sud, ont démissionné mardi après leur inculpation pour corruption dans le cadre d’un vaste scandale qui secoue le pays depuis des mois, a annoncé le groupe.